‹ Suzanne drame en six actesChapitre 35 sur 58 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

FONTENAILLE, GERSON.

m“' gerson, à part. Il aime ma fille ! le brave jeune homme ! c’êsl qu'elle est belle, mon Elisabeth...

fontenaille. Mo désobéir, lui... un enfant que j’ai élevé !

gerson. Pourtant s’il aime celte jeune fille...

fontenaille. La belle raison! Mais ce n’eslpas moi que I on abuse... jo vois trftm le jeu de U flllo et celui du père... las d'intrigants l

SUZANNE

a** giison, riremnit. Monsieur... 11 . lin-!

bert est un homme d'honneur !

fontenaille. Qu’en savez-vous, üeiu!

vous le connaissez donc?

n** gerson. Non!...

fontenaille. F.h bien, alors?

**•- ansox. Mais vous le connaissez, vous, par une action honorable.

fontenaille. Eh! mon Dieu! qui est-co qui n’a pas. dans sa vie, une ou deux bonnes actions sur la conscience ?

jT' gerson. Mais puisque vous no voulez que le bonheur de Gontran... que vous importe où il le trouve ?

FONTEs.tiLi.K- Quel intérêt avez-vous donc à prendre aussi cbaiidcinent le parti de Goniran?

m** gerson^ viennent. Moi... aucun.

fonte» aille. C e mariage, qu’il repousse...

vous même, pour son bien, m’avez pressé de le conclure...

m*' giison. I.e mariage, monsieur, est une gravu chose... c'est le bonheur ou le désespoir... j'ai douté trop lard peut-être de ma sagesse et de la vôtre... «*i je trouve ii présent quo voua ave* tort de vouloir disposer de celui qui a déjà disposé de sou cœur .. Laissez à Contran le libre choix de sa femme... laissez à chacun !o chemin de sa vie!

fonte* aille. Il peut faire ce que bon lui semble... je ne veux plus m'occuper de lui .. (Entre un domestique , une ra rte a lu main.) (J u 'est-ce que tu me veux, toi?... je n’y suis pas.

lk domestique. C'est un monsieur qui est déjà venu ce matin, et dont voici lu carte.

fontes. ville , prenant la carte. Qu'il aille au diable ! va le lui dire (.1 pris acoir ht .) Attends ! {A part.) Ab! par exemple !... ii arrive bien celui-là !...

m"*" gerson. Monsieur, de gidcc... un mol encore... si vous avez réellement pour moi une sincère amitié, si mes soins, mon dévouement ont quelques droits à votre reconnaissance, Je vous en supplie... rappelez Gontran... laissez-le à son gié disposer de sa personne, comme il a disposé do son cœur... el nous sommes quittes... je vous bénirai eu., et, mon Pieu! vous aurez fait une belle cl digne chose!

fonte* ville. Maiseent fois non, madame; assez là-dcsâus!

ai"' gerson, u pari. 01» ! il lu faut pourtant, je le veux, cela sera.

{Elle son' ù droite.)

fontenaille. Ab *;a... elle est folio... une jeune tille qu elle ne connaît pas... Fais outrer. [I.e domestique sort.)

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