‹ Suzanne drame en six actesChapitre 8 sur 58 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

IMUERT , puis IIERVIER.

imbert. Chère Suzanne !... ces pleurs qu'elle cherchait en vain à me cacher... ah 1 c'est bon d'être aimé ainsi.. Qui donc vient là?... Ilervier!...

iiermer, entrant par la droite. Moiiiie me, mou cher Imbert!

imbert. Saviez-vous donc mou arrivée?

iiermer. Il va quelques instants seulement. Et vous avez fait un hon voyage?

imbert. Parfait... do tontes façons .. pardonnez-moi de m'être laissé devancer..* mais vous me prenez positivement au débotté.

nr.nviER Comment donc... mais je comprends ça .. la famille d’abord, les affaires ensuite.

imbert. Dites los amis, mon cher Hervler t

iiermer. Et vous avez raison, car c'est comme ami quej'nicm devoir sans retard ..

au risque de troubler la joie de votre retour.

imbert. Comment?

iiermer. Vous prévenir de choses graves... très-graves même et qui risquent do compromettre votre crédit sur la place du Havre.

imbert Mon crédit !...

uermer. En allant aux Indes organiser ce grand comptoir où plusieurs négociants de noire ville sont intéressés, vous avez laissé, n'est ce pas, plein pouvoir à votre associé, M. Montal?

imbert. Certainement... Montai est un garçon actif, intelligent... un vieil ami d'enfance, à qui j'ai ou le bonheur de créer une position, un avenir en l'intéressant dans mon commerce.

iieryier. Vous avez peut-être eu ton, mou cher Imbert!

IMBERT. Que voulez-vous dire?

il imviER. Il court de fâcheux bruits sur M. Monial.

imbert. Quels bruits?

IIERMER. On prétend au’il a perdu au jeu des su mm s considérables.

imbert. Montai! lui? c’est une calomnie T iiERMER. Mon Dieu! mon cher, croyez bien que je fais la part de l'exagération, de la jalousie, de l'hostilité dos concurrents; mais ce qu'il y a de certain, c’est que M. Monial ne s’est pas montré digne de votre confiance, et, le d!rais-je?de vos bienfaits. imbert. Pour Dieu, expliquez vous!

iieryier. Vue traite de Dacksou, de cin quante mille francs, présentée chez vous, ce matin, a été retournée.

imbert. Une traite de la maison Dackson?

iiermer. Les fonds devaient nous être apportés à quatre heures... et personne n'est venu.

imbert. Personne! Monial!... luit compromettre ii ce point le crédit de notre maison !

iiermer. Rien de tout cela n'est grave, l'en suis convaincu, mais croyez-moi, Imbert, relirez à M. Montai la caisse et la signature.

imbert. Oui, certes!

iiermer. Et même...

imbert. Quoi encore?...

iiekmer, héritant. Mon Dieu! Tenez, je reviendrai vous voir plus lird !... (4 part.) Ma foi, je n’ai pas osé lui dire... d’autant plus que c’est en dehors du commerce, et qu’il n'aurait qu'à mal prendre la chose...

imrert, lui serrant la main. Merci, mon cher llervier... et à charge de revanche.

HERMEii, d part, sortant. J'espère bien que non !

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