ACTE DEUXIÈME
Une g-nuide pièce, atelier de peintre servant de salon, de salle à manger, de salle d'études. Au fond, un grand vitrage. On aperçoit, au travers, Paris vu de Montmartre. Une fenêtre au fond droite, une au premier plan gauche. Des deux murs latéraux, celui de droite est beaucoup plus long que l'autre. A droite premier plan, la porte donnant sur l'antichambre. A gauche, au fond, porte d'intérieur. Nous sommes chez les Guadagne. Chacun s'est réservé, dans cette grande pièce, un coin à soi. A gauche, au premier plan, une grande psyché. Contre le mur, un divan. Devant ce divan, un petit bureau et une chaise. Au-dessus du divan, une des affiches de Mucha représentant madame Sarah Bcrnhardt dans un de ses rôles, les portraits de Talma, Rachel et Mounet-Sully. C'est le côté de Myriam. Solange et son père ont placé, perpendiculairement an mur de droite, deux tables qui leur servent de bureau, et de telle façon qu'ils sont face à face une fois assis. D'un de leurs petits côtés, ces tables touchent le mur. Devant l'autre côté, un canapé Louis XV. Le bureau de M. Guadagne est le plus rapproché du public. Un paravent garantit le travailleur contre les courants d'air de la porte d'entrée. Des étagères chargées do livres sont à la portée de la main de chacun. De plus, chez M. Guadagne, sont accrochées au mur une bouée de sauvetage, une dent de narval et une grande photographie du Parthénon. Sur 1 étagère, un Bouddha, et un plâtre de la Victoire de Samothrace, Solange a placé à sa gauche un portrait de Pasteur, une bonne copie du u Bon Bock » de Manet, une photographie de r « Enterrement d'Ornans », de Courbet, et la litho-
graphie bien connue représentant les caricatures des professeurs de la Faculté de médecine de Paris. Un chevalet porte un tableau dont le public ne voit que l'envers. Au fond, une table ronde de salle à manger, couverte d'un *apis. Des chaises autour.