‹ Suzette veut me lâcher!Chapitre 5 sur 6 · SI · texte numérisé non relu

SI

— Madame de Lizer}^ dit-il, vous a donné tout à l'heure une paire de gifles que je m'en voudrais de ne point compléter.

Et avant que Rébecca eût le temps de se jeter entre eux, ^Maugis fit comme il l'avait dit.

Madame Hackel Cadosch trembla que son amant ne se portât sur Maugis aux plus regrettables extrémités : elle croyait à l'héroïsme de Napoléon Démosthène. Le sang des Bourbon Dépotoir n'allait faire qu'un tour ; le général allait bondir.

Il bondit en effet, mais de trois pas en arrière, et au milieu de la foule des invités que cette petite scène avait attirés et qui s'amusaient follement, il dit d'une voix éclatante, en se frottant la joue droite:

— Cette affaire n'aura pas de suites . . . Alaugis ne retint point une hilarité qui fut

très partagée.

— Vous ne paraissez 'pas tenir beaucoup, dit-il à ce que je vous donne ma carte. Du reste, agréez mes excuses; je n'ai point de cartes de deuil.

— Le général de Bourbon Dépotoir ne se bat pas avec tout le monde, expliqua Madame Hackel Cadosch.

— Sûrement il n'est pas pour hommes dit Maugis. Et il alla rejoindre Suzette qui comprenait que

ce monde à qui venait de faire allusion Rébecca n'était tout de même pas du sien.

— Allons ! se dit Démétrius, que l'attitude réservée de Napoléon Démosthène n'avait pas trop étonné . . . allons ! décidément cet animal-là est trop lâche pour agir. Il faudra que j'y mette du mien . . . Ces rastaquouères ne méritent pas leur

réputation de bêtes de proie .... et décidément il n'est pas donné au premier venu d'être une belle canaille . . .

En montant dans le coupé de Madame de Lizery . . .

— Et maintenant, où allez-vous, ma mie Suzette ? demanda Maugis . . .

— Chez toi, gros bêta.

Et elle ajouta, malicieuse:

. — Ce que j'aurai les yeux culottés ce soir!

— Ce sera toujours ca, dit Maugis.

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