‹ SyllaChapitre 11 sur 286 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Roscius, maintenant parle avec assurance.

ROSCIUS

Ordonne-moi plutôt de garder le silence;

Il trahit à tes yeux la profonde douleur

Dont ce cruel moment vient de remplir mon cœur.

Eh quoi! toujours du sang! eh quoi ! toujours des larmes!

D'éternelles douleurs, d'éternelles alarmes!

Toi que le Ciel créa pour vaincre les héros,

Qui signalas ton nom par d'immortels travaux,

Dont la terre soumise atteste le génie;

Quand lu règnes en maître au sein de ta patrie,

Quand tout y reconnaît tes ordres souverains,

De quels crimes, Sylla, punis-tu les Romains?

58 S Y TLA.

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