‹ SyllaChapitre 112 sur 286 · ACTE III, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE IV

Et bien d'autres secrets devant tous découverts Ont montré votre cœur aux yeux de l'univers.

MARIE

Oui, ma vie aux regards n'a pas craint de pai'aître; On la voit, on la juge , on l'accuse peut-être; Mais je n'ai pas du moins , pour couvrir ses erreurs , Cherché d'un faux dehors les voiles imposteurs : Je n'ai point d'un vain masque osé tromper la terre. Malheur , malheur à vous si d'une vie austère Vous venant quelque jour arracher le manteau La vérité sur vous fait luire son flambeau.

melvil, s'avance entre les deux reines.

Juste ciel ! est-ce là ce qu'on pouvait attendre ? Sont-ce de tels discours que nous devions entendre ? La modération ?....

MARIE

Ah ! j'ai trop supporté D'un orgueil insultant la froide cruauté. C'en est fait. Loin de moi , pénible patience ! Laissez à mon courroux toute sa violence ; Laissez sortir mes cris trop long-temps enchaînés, Et qu'ils soient à son cœur des traits empoisonnés !

ELISABETH

Allons.

Ah pardonnez cette fureur extrême !

Peut-elle, en ce moment, se connaître elle-même ? J'embrasse vps genoux*

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