‹ SyllaChapitre 119 sur 286 · MO R TIM IR · texte numérisé non relu

MO R TIM IR

Et ce qui rend ma crainte sans égale,

Burleigh a dans les mains cette lettre fatale, o

LEICESTEIt.

Malheureuse Stuart!

M ORT IMER.

Les moments sont comptés.

Il faut un parti prompt dans ces extrémités. Prévenez de Burleigh l'influence et la haine.

Vous êtes tout puissant sur l'esprit de la reine;

Voyez-la ; niez tout ; inventez des raisons

Qui puissent loin d'ici détourner ses soupçons;

Dun immobile front soutenez cet orage;

Gagnez un jour enfin , un seul ; et mon courage,

Assemblant aussitôt d'intrépides amis,

Ce soir même tiendra tout ce qu'il a promis.

Nourri dans ce château , j en connais chaque issue ;

J'en sais une secrète, obscure, inaperçue,

Qui tous , à la faveur des ombres de la nuit ,

Nous pourra dans la tour introduire sans bruit.

Parlez, priez, pressez; armez-vous d'assurance;

Montrez dans ce péril toute votre puissance.

iiEiCESTER, a part.

Oui, c'est le seul moyen que l'on puisse essayer, Le seul que mon crédit puisse encore appuyer.

MORTIMER

Eh bien ?

leicester, a part.

En me sauvant, je la sauve peut-être.

Hola ! gardes !

7a MARIE S TU ART.

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