SCÈNE IV
MORTIMER, SEYMOUR, LEICESTER, gardes.
SEYMODR.
Milord !
LEI CESTE R
Qu'on saisisse ce traître.
MORT IMER.
Qui ! moi !
LEI CESTE R
Lui-même. Allez. On menace l'état.
Je viens de découvrir un horrible attentat. Répondez-moi de lui ; qu'en lieu sûr on l'emmène; Je vais de ce complot rendre compte à la reine.
MORTIMER
Perfide, oses-tu bien!,., mais je me plains à tort; En me livrant à vous, j'ai mérité mon sort. Allez, vil déserteur d'une cause trahie, Chercher votre pardon aux dépens de ma vie. Vivez , puisque la vie est votre unique bien ; Ma bouche se taira, n'en craignez jamais rien. J'abandonne vos jours à leur ignominie : Pour mourir avec lui Mortimer vous dénie; Vous venez de vous rendre et trop vil et trop bas Pour mériter l'honneur d'un semblable trépas. Je vous laisse au remords qui déjà vous déchire , Et vais attendre aux fers la palme du martyre.
LEI C ESTER
Qu'on l'entraîne.... Seymour, écoute. Sois discret!