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ACTE I. SCÈNE I, 4l

KUONI.

Il ne nous en manque donc aucune , car c'est elle qui s'éloigne le plus.

RUÛDI.

Vous avez, ami, une belle sonnerie.

WERNI.

Et un beau troupeau ; vous appartient-il , berger ?

KUONI.

Je ne suis pas si riche • c'est celui de Monseigneur d'Attinghauss , qui l'a confié à mes soins.

RUODI.

Que ce ruban orne avec élégance le cou /le cette génisse !

KUONI.

Aussi sait-elle qu'elle est à la tête du troupeau ; et si je lui enlevais ce collier qui la distingue , elle cesserait aussitôt de brouter l'herbe.

RUODI.

Quelle folie ! . . . quoi ! . . . une bêle dépourvue de raison ! . . .

WERNI.

Que dites-vous ? les animaux ont aussi leur raison ; nous le savons assez nous qui poursuivons les chamois. Lorsqu'ils paissent dans

quelque endroit solitaire, ils placent prudemment un des 4eurs en sentinelle : celui-ci prête l'oreille au moindre bruit; et quand le chasseur s'approche, il l'annonce par un cri perçant. RUODI au berger.

Ramenez-vous maintenant vos troupeaux au village ?

KUONT.

Oui , la montagne ne leur offre plus de verdure.

WERNI.

Heureux retour ! berger.

K UONI.

C'est aussi le vœu que je forme pour vous; on ne revient pas toujours des courses que* vous entreprenez.

RUODI.

Quel est cet homme qui s'avance d'un pas rapide ?

WERNI.

Je le connois , c'est Baumgart d'Alzellen. ( Conrad Baumgart arrive hors d'haleine.)

Ami ! ami ! au nom de Dieu ! voire nacelle !

RUODI.

Quoi donc?., quoi?., qu'y a-t-il de 6i

presse ?. . .

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