ACTE I. SCÈNE II. 6i
STAUFFACK.
Celui qui presse un tel cœur sur son sein , peut combattre avec joie pour ses troupeaux et pour les foyers de ses pères : les soldats d'aucun Prince ne peuvent lui causer de terreur ! — De ce pas , je me transporte dans Ury. Là j'ai un ami d'hospitalité , le sage Waller Furst , dont les pensées sur les temps actuels sont d'accord avec les miennes ; j'y trouverai encore le vertueux Banneret d'Attinghauss : quoique d'une noble race , il aime cependant le peuple, et honore nos anciennes mœurs. — Je pars, je vais tenir conseil avec eux sur la manière de nous défendre contre les tyrans de la patrie. — Adieu. — Pendant mon absence , dirige tout avec une parfaite sagesse. — Que le pèlerin qui se rend à la maison du Seigneur, que le moine pieux qui quête pour son couvent, reçoivent avec abondance , et ne soient renvoyés que richement pourvus. La maison de SiaufTack ne se cache pas; elle est placée sur la grande route, et son toit hospitalier abrite tous les voyageurs. (Tandis qu'ils s'éloignent, Guillaume Tell et Baurngart arrivent sur le devant de la scène).
6a GUILLAUME TELL.
Tell à Baumgart.
Maintenant vous n'avez plus besoin de mon aide. Entrez dans celte maison ; c'est là que Siauffack, le père des opprimés, réside. — Mais attendez, le voilà lui-même. — Venez, suivez moi. [Ils vont à lui $ la scène change.)