SCÈNE IV
La Scène change et représente une chambre dans la maison de JValter Furst.
WALTER FURST et ARNOLD DE MELCTAL.
(Ils arrivent en même temps de differens côtés.)
melctal, sortant d'un cabinet ou il était caché.
O H ! noble Waher Furst ! . .
WALTER FUR S T
Prenez garde que l'on ne vous surprenne : restez où vous êtes : des espions vous environnent de toute part.
MELCTAL.
INe m'apportez- vous aucune nouvelle sur Untervvald?. . aucune nouvelle sur mon père? JNon , je ne puis languir plus long-temps emprisonné dans cette retraite. Et de quel crime suis-je donc coupable pour me cacher comme un assassin ? . . . Qu'ai- je fait autre chose que de briser ue mon bâton noueux la main de l'insolent satellite qui, par l'ordre du Gouverneur , voulait enlever sous mes yeux le superbe attelage de mes taureaux.
WALTER FURST
Vous êtes trop fougueux, jeune hommec'était un des serviteurs de Landerber" , un envoyé de votre supérieur. Vous aviez encouru une peine , il fallait la recevoir en silence, quelque dure qu'elle vous parût.
MELCTAL.
Eh ! pouvais-je supporter les insolentes paroles de cet impudent !.. <( Si le paysan veut » manger du pain , me dit-il, qu'il s'attèle lui- » même à la charrue. » Je me sentis l'âme transpercée quand je le vis détacher du timon