‹ SyllaChapitre 176 sur 286 · ACTE I. SCÈNE IV. 8i · texte numérisé non relu

ACTE I. SCÈNE IV. 8i

tête chérie comme un g*ge dans les mains du t\ran ! — Une \ergeance sanglante ! voilà le seul cri de mon cœur! — Je \eu\ passer sur l'autre rive. — Qui oserait m 'arrêter ?.. . Je veux aller demander au Gouverneur les veux transpercés de mon pète. — Mon bras saura l'atteindre au sein même de ses satellites. — Que m'importe la vie!., pourvu que je rafraîchisse dans son sang la douleur qui me brûle et me dévore ! (// veut sortir.) WALTER F U R 6 T.

Arrêtez ! . . Que pouvez-vous contre lui? .. Il si^ge à Sarnen , défendu par de hautes murailles , et dans cette retraite assurée il se rit de votre impuissante fureur.

MELCTAL.

Eh ! quand il demeurerait là-haut dans les palais de glace, sur les dernières sommités du Schreckhorn , ou sur le pic resplendissant de la Jungfrau ! — suivi de vingt jeunes gens que la même ardeur embrase, je me fraie un chemin jusqu'à lui et je renverse sa forteresse. Ou si aucun habitant de la plaine ne voulait marcher sur mes pas, si, inquiets pour vos troupeaux et pour vos cabanes , vous courbiez tous la tête sous Je joug aiFreux du tvran, — je sonnerais du cor dans nos montagnes , je

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rassemblerais les bergers qui habitent sous ïa voûle étoilée • là le sentiment est dans toute sa fraîcheur, et J'àme est encore suinle et pure. Je les rassemblerais, je ferais retentir à leurs oreilles le bruit' de cet horrible forfait, s tau F face ci W aller Furst.

La coupe de la tyrannie déborde , — que pouvons-nous attendre de plus i . . .

MELCTAL

Quel malheur aurions-nous encore à craindre, puisque l'œil, ce divin flambeau, n'est plus en sûreté dans notre corps?... — Sommesnous donc sans défense ? . . . N'avons-nous pas appris à tendre l'arc terrible, et à manier la formidable hache d'armes?. . . Chaque être dans l'extrémité du désespoir trouve de quoi se défendre. Le cerf épuisé s'arrête, et montre à la meute son bois redouté; le chamois entraîne ]e chasseur dans l'abîme; le taureau lui-même , ce paisible compagnon de l'homme , qui soumet humblement au joug la force p. )digieuse de son cou , se redresse tout-à-coup lorsqu'il est irrite , aiguise ses cornes puissantes, et lance son ennemi dans les airs.

W \ LTER FUR ST.

Si les vœux de nos trois patries répondaient aux nôtres, noue pourrions alors lever hardiment la tête.

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