ACTE I. SCÈNE I
cl PAulriche , la justice et la loi décideraient de nos querelles ! niais celui qui nous opprime est notre Empereur , notre juge suprême. Que Dieu donc nous délivre par la force même de notre bras. — Vous , sondez les hommes de Schwitz ; je gagnerai de mon eôté des amis dans Ury : mais qui enverrons-nous dans Unterwald?
M ELCTAL.
Moi . . . moi . . . Qui, plus que moi , est intéressé à la chose !..
WALTER FUR S T
Je ne puis y consentir ; vous êtes mon hôte : je dois répondre de votre vie ! . .
MELC TA L.
Laissez-moi partir !.. je connais tous les détours, tous les sentiers escarpés de nos montagnes. J'y trouverai beaucoup d'amis, qui me soustrairont aux regards du tyran et m'accorderont un asyle.
ST A L'FFACI.
Allons donc , qu'il passe dans Unterwald , sons la protection de l'Eternel !.. Il n'y rencontrera aucun traître. — La tyrannie y est tellement en horreur qu'elle n'y trouve pas d'inslrumens. Baumgart , de son côté , nous gagnera des amis dans les vallées inférieures , et tous s'armeront à sa voix.
M i; LCT A !..
Comment communique ons - nons les uns avec les» autres, et échapperons-nous aux soupçons des tyrans.
Nons pourrions nous rassembler à Brunuen ou à Treib , où abordent les barques niar-* chaudes.
W A L T E R FURS T.
Nous ne devons pas agir si ouvertement. — Ecoutez mon avis. — Sur le bord du lac, à gauche , qnurid on va à Brunnen , vis-à-vis du M\tenstein, est une prairie cachée dans les bois. — Lrs bergers l'appellent le Rutli : {A Melctal) c'est là que \os limites se lencontrent avec les nôtres. (A Stauffack.) Quant à nous, n\\e légère nacelle peut piomptement vous y transporter de Sch"v\itz. Nous nous y rendions de nuit par des \oies ignorées, et nous v consulterons eu secret. Chacun de nous y conduira dix hommes sûrs, et qui partagent nos sentimens. Mous pourrons ainsi discuter en commun sur la chose commune, etpiendie ainsi, a\ec le secours de Dieu, une résolution courageuse.
STAUFFACK.
Qu'il eu soit ainsi. — Maintenant avancez