ACTE II SCÈNE IV
votre main; vous, avancez aussi la voire, et qu'ainsi , nous, Citoyens de Schwitz, d'Unterwald et dUry , nous entremissions nos mains, dans la sincérité de notre cœur et sans aucune imposture , afin que nos trois pays s'unissent de même pour attaquer, pour se défendre à !a vie et à la mort.
AVALTER PURSTdMELCTAL.
A la vie et à la mort ! . . (Ils tiennent quelque temps encore , en silence y leurs mains entrelassées.}
MELCTAL
O mon vieux père ! maintenant, hélas î privé de la vue ! le jour de la liberté ne viendra point frapper tes regards , mais nos cris de ralliement et de joie retentiront du moins à tes oreilles. — Lorsque de sommités en sommite's , des signaux de feu s'élèveront en flamboyant sur nos Alpes, lorsque les forteresses du tyran tomberont, les Suissesse précipiteront à grands ilôts dans ta cabane , ils l'apporteront cette grande , cette heureuse nouvelle , et un rayon éclatant de lumière percera la nuit qui t'entoure ! . . (Ils se séparent.) (1).
(1) Après avoir fini mon travail, je me suis aperçu que Madame de Slaël avait traduit ce beau morceau \
j'eusse mieux fait sans doute d'adopter sa traduction. Si j'ai préféré la mienne , malgré toute son infériorité, c'est parce que du moins je ne la devais à personne. Je réparerai ce tort, si c'en est un, en rapportant ici la traduction de celte femme illustre. — « Oh! mon Vieux père aveugle ! tu ne peux plus voir le jour de la liberté, mais nos cris de ralliement parviendront jusqu'à toi Quand des Alpes aux Alpes des signaux de feu nous appelleront aux armes, tu entendras tomber les citadelles «le la tyrannie. Les Suisses, en se pressant autour de ta cabane, feront retentir à ton oreille leurs transports de joie, et les ravons de cette fête pénétreront encore jusque dans la nuit qui t'environne !...»
Fin du premier Acte.