‹ SyllaChapitre 18 sur 286 · SY1LA · texte numérisé non relu

SY1LA

El je sais quoi devoir à son destin t'enchaîne.

D'un noir pressentiment en secret tourmenté,

Sous un portique obscur je m'étais arrêté :

On marche, on parle bas, des hommes s'introduisent;

J'ignore quels desseins, quel espoir, les conduisent;

Si c'était...! je crois voir tous nos fiers conjurés

Dérobanl à mes yeux leurs pas désespérés,

Et, sur le dictateur fondant avec furie,

Venger la liberté, les lois et la patrie.

De ton bras filial tu lui devais l'appui;

J'ai tremblé pour Faustus, et j'accours près de lui.

FAUSTUS

0 généreux ami, quel sentiment t'égare !

Dans ce palais sais-tu le sort qu'on te prépare?

Étranger a tes maux, tu ne songes qu'aux miens;

Tu viens sauver mes jours où l'on proscrit les tiens.

L'affreux Catilina, dans sa rage infernale ,

A fait placer ton nom sur la liste fatale;

Déjà vers la maison il a porté ses pas,

El lu n'y peux rentrer sans trouver le trépas.

ci. vu mus.

J'y cours. Depuis long-temps honteux de leur clémence, Je me plaignais aux dieux d'un oubli qui m'offense, Quand Sylla par pitié bien moins que par mépris, Refusait de m'admellre au nombre des proscrits.

i \ ustus , l'arrêtant.

Eh bien, va, Claudius, dispose de ta de; A mon nom que ta morl attache 1 infamie : Je sais comme on échappe au dernier des malheurs. Mais, hélas î \ alérie expire si tu meurs !

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