‹ SyllaChapitre 188 sur 286 · AT TIN G H AU S S · texte numérisé non relu

AT TIN G H AU S S

Arrête ! jeune insensé ! — Il ne m'entend plus ! je ne puis ni le retenir ni le sauver. — C'est ainsi que Wolfenchiss s'est séparé de sa patrie : — c'est ainsi que d'autres le suivront ; le charme de l'étranger attire toute notre jeunesse ; il s'étend de jour en jour sur nos montagnes, et gagne de toute part. — O heure sinistre que celle où ces hommes orgueilleux pénétrèrent dans ces paisibles et heureuses val-

ÎOO GUILLAUME TELL.

lées pour y changer nos mœurs et détruire leur sainte innocence ! — Les nouveautés s'avancent avec impétuosité, les anciennes et vénérables coutumes se retirent ; d'autres temps arrivent : une génération remplie de pensées toutes nouvelles couvre la terre de la patrie ! Que fais-je ici ? . . Ils sont tous dans la, tombe, ceux avec lesquels j'ai vécu. Mu génération est couchée sous la terre , oh heureux mille fois , celui qui n'est pas obligé de vivre avec cette race nouvelle ! (Il s'en va.)

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