‹ SyllaChapitre 203 sur 286 · DE FLUE · texte numérisé non relu

DE FLUE

Nous nous laisserions arracher par la violence ce que nous refusâmes à la bonté' ! . . .

MEYER

C'est alors que nous ne serions que des esclaves et que nous serions dignes d'un tel nom!

AUF-DER-MAUER

Qu'il soit privé de tous ses droits de Suisse celui qui parle de se rendre à l'Autriche ! — ■ Seigneur Landammann ! j'insiste sur cette demande , que cette loi soit là la première des lois que nous établirons dans cette assemblée.

MELCTAL.

Qu'il en soit ainsi. Qu'un tel homme soit privé de tous droits et de tout honneur, qu'aucun citoyen ne lui donne asyle auprès de ses foyers.

tous. {Ils lèvent leur main droite.) Nous le voulons ainsi. Que ce soit une loi.

R E d i n G , après une pause.

La loi existe.

ROSSELMAJNN.

Maintenant la liberté est à vous , et c'est cette loi qui vous la donne • ce que l'Autriche

n'a point obtenu par des voies de douceur, vous ne permettrez pas que la force l'arrache. IOST DE WEILER.

Revenons à la discussion.

REDING

Confédérés ! avons-nous bien épuise toute voie d'accommodement? Peut-être l'Empereur ne connaît-il pas nos demandes, ou du moins n'a-t-il pas ordonné la tyrannie qui nous opprime ; nous devrions faire une dernière tentative , nous devrions, avant de recourir au glaive, porter nos plaintes aux pieds du trône. Les moyens violens sont toujours terribles , même dans une juste cause. Dieu n'accorde son secours que quand les hommes ne peuvent plus secourir. ...

stauffack à Conrad TTurm.

C'est à vous à faire votre rapport là-dessus; parlez.

CONRAD HUNN.

J'allais, comme vous le savez , à Rheinfcld, au palais de l'Empei enr , afin de me plaindre delà cruelle oppression des Gouverneurs, et reclamer pour les chartes de notre antique liberté, l'approbation que leur donne chaque nouveau Roi : j'y trouvai les députés de plusieurs villes , ceux des États de Souabe , ceux

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