‹ SyllaChapitre 202 sur 286 · ACTE II. SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE II. SCÈNE II

ours. C'est nous qui avons détruit les enfans du dragon , lorsqu'enflés de venin ils s'élançaient en furie du marais. C'est nous qui avons déchiré le voile grisâtre des brouillards dont ces lieux sauvages étaient éternellement recouverts. C'est nous qui avons fait sauter l'énorme rocher et frayé au-dessus de l'abîme une roule assurée au voyageur. Ce terrain est à nous par une possession de plus de mille années ! . .

— Et ce valet étranger oserait venir nous forcer des chaînes et nous faire violence dans notre propre héritage ! ÎN 'est-il donc aucun secours contre une oppression aussi cruelle?. . {Un grand mouvement parmi les assistans.) 3Xon , non , la puissance des tyrans a des bornes. Quand l'opprimé ne peut trouver nulle part la justice , quand le fardeau du despotisme lui devient insupportable , — il s'adresse avec confiance au Ciel , il s'élève jusqu'à lui et il y retrouve ses droits éternels inscrits eu caractères impérissables ; il les retrouve incorruptibles comme les feux célestes eux-mêmes.

— Alors il revient à l'état primitif de la nature où l'homme placé à côté de l'homme n'a que des semblables et des é«aux ; — et si tous les autres movens lui manquent, le dernier ]iû reste, le glaive est dans les. mains de

l'homme libre. — Confédérés ! nous pouvons encore défendre contre la tyrannie ce que nous avons de plus cher. — Nous voici tous armes pour la patrie , armes pour nos femmes et pour nos enfans !

tous, frappant sur leurs glaives.

Oui ! nous voici tous armés pour nos femmes et pour nos enfans !

rosselmann s'avance dans le cercle.

Avant de saisir les armes , pensez-y bien ! vous pouvez encore être amis de l'Empereur. Un seul mot , et ces tyrans qui vous oppriment si durement deviennent pour vous pleins de douceur. Acceptez ce que l'on vous a si souvent offert, séparez-vous de l'Empire, soumettez-vous à l'Autriche.

AUF-DER-MAUEK.

Qu'osez -vous proposer ! . . . Nous ! prêter serment à l'Autriche ! . . .

A M- BUHEL.

Ne l'ecoutons pas ! . . .

WINKELRIED

Ce conseil est celui d'un traître, d'un ennemi de la patrie \

REDING

Paix ! Confédérés !

iCTE II. SCENE II. 120

SËVA.

Nous ! rendre hommage à l'Autriche après une lelle oppression ! . . .

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