‹ SyllaChapitre 21 sur 286 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

sylla, après avoir promené ses regards sur l'assemblée,

et s'adressant à Gordius.

Gordius! qui t'amène encore devant moi?

La Cappadoce est libre, et tu n'es plus son roi.

(A Ariobarzanc.) D'un perfide allié, que le sénat condamne, La couronne est à toi, noble Ariobarzane. Rome, qui les défend, punit aussi les rois. Retourne en tes états, fais-y régner nos lois. Mon amitié t'élève au rang des plus grands princes; En citoyen romain gouverne tes provinces; Ferme de notre appui, fort de ma volonté, Sous l'abri du pouvoir fonde la liberté.

(Aux ambassadeurs des Partîtes.) D'un peuple brave et lier j'estime la vaillance; Des Parthes en ce jour j'accepte l'alliance. (Faustus Sylla entre avec une émotion visible, et va se placer près de son père.)

(A Archelaiis.) Pour toi, de Milhridate et l'agent et l'appui, Retourne vers ton maître, Archelaiis; dis-lui Que je ne traite plus avec un roi barbare. Le sang qu'il a versé pour jamais nous sépare,

5o SYLLA.

Et -cent mille Romains par son ordre égorgés,

Tant qu'il verra le jour ne seront point vengés.

[0?i entend du bruit au dehors, et un mouvement de ter

rcur s'empare de l'assemblée. ) Mais d'où naît votre ellroi?

OFELLA.

Des cris se font entendre.

Calmez-vous, ils n'ont rien qui doive vous surprendre; Mon ordre s'exécute, et ne doit elFrayer Qu'un reste de proscrits que je fais châtier.

OFELLA.

Autour de ce palais la foule qui s'avance Parait du dictateur attendre la présence.

Eh bien! que veulent-ils?

BALBUS

Laenas, qui les conduit, En leur nom, près de toi désire être introduit.

Laenas!... il s'est chargé d'un dangereux message. Qu'espère-t-il?... Licteurs, ouvrez-lui le passage.

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