ACTE III. SCÈNE III. l5g
FRISHARDT.
Allons , pas lant de paroles , en prison ! WALTER furst, accourant ,
Je le cautionne, arrêtez!... Au nom de Dieu , Tell ! qu'esl-îl arrivé ?. . . {Melctal et Staufflack arrivent. )
FRISHARDT.
II a méprise' l'autorité du Gouverneur, et maintenant encore , il ne veut pas la reconnaître.
STAUFF ACK.
Tell aurait -il commis une pareille imprudence ! . .
MELCTAL.
Tu en as menti , misérable !
LENTHOLD.
Oui ; il n'a point salue' le chapeau.
WALTER FURST
Et pour cela il serait conduit en prison ! Allons , prends ma caution , ami , et laisse-le aller en liberté.
FRISHARDT.
Garde ta caution pour toi-même ; quant à nous , allons , faisons notre devoir ; — marche ! melctal aux habitans.
Non, c'est une horrible violence ! souffrironsnous que ces misérables l'emmènent hardiment sous nos yeux ?
l(5o GUILLAUME TELL.
LE SACRISTAIN
Amis ! ne le permettons pas , nous sommes les plus forts : nous nous soutiendrons les uns les autres.
FRISHARDT.
Qui est-ce qui s'oppose à Tordre du Gouverneur ?
trois iiabitans qui arrivent en
courant. Nous venons à votre secours. De quoi s'agitil?... terrassez-les! {Hildegarde , Mathilde et Elisabeth s'éloignent.)
TELL
Je saurais assez me secourir moi - même , allez, braves gens, croyez-vous que leurs lances me fissent peur si je voulais user de mes forces? melctal à Frishardt.
Essaie de l'emmener du milieu de nous , misérable !
WALTER FURST et STAUFFACK.
Doucement! doucement ! de la prudence!
FRISHARDT Clie.
Re'volte ! rébellion !.. ( On entend les cors de chasse. )