‹ SyllaChapitre 230 sur 286 · RODOLPHE- DU- H ARR A S · texte numérisé non relu

RODOLPHE- DU- H ARR A S

Place ! place au Gouverneur .'

GESSLER

Dispersez ces gens ! Pourquoi ce peuple se rassemble-t-il ?. . . Qui crie au secours?. .s (Silence général.) Qui était-ce? je veux le savoir. (A Frishardt .) Toi , avance. Qui estu ? et pourquoi arrêtes-tu cet homme ?. . . 4 . (// donne sou faucon à l'un de ses serviteurs,)

l62 GUILLAUME TELL.

FRISHARDT.

Monseigneur, je suis un de vos hommes d'armes, et l'on m'a placé, comme sentinelle, auprès du chapeau ; j'ai pris cet homme sur le fait , comme il refusait de lui rendre hommage ; je voulais le saisir selon vos ordres, mais le peuple veut l'enlever de force.

gessler, après un moment de silence.

Tell , c'est donc ainsi que tu méprises ton Empereur, et moi-même qui le représente en ces lieux. Tu refuses de rendre hommage à ce chapeau que j'ai fait élever pour apprendre a distinguer les rebelles. Tu dévoiles ainsi tes mauvais desseins.

TELL

Pardonnez-moi, Seigneur. Cela est arrivé par inattention, mais non point par mépris pour votre personne. Je ne m'appellerais pas Tell, si j'avais eu une semblable pensée : faitesmoi grâce , vous n'aurez point à vous en repentir.

gessler, après quelques momens de silence.

Tu es un habile tireur , Tell ; on assure quil n'est aucun archer qui l'égale.

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