WALTER TELL
Et pourquoi doue ?. . . Pensez vous que je redoute le trait qui partira de la main de mon père? Non, je l'attendrai avec fermeté et mes
lG8 GUILLAUME TELL.
paupières resteront immobiles. — Allons , courage , mon père , montre que lu es un véritable archer ; il n'en croit rien , il pense être déjà sûr de noire mort. — - Tire et abats la pomme en dépit du Tyran ! {Il se met contre le tilleul , on place la pomme sur sa tête.) melctal aux habitons.
Quoi ! une telle abomination s'accomplirait sous nos yeux ! Que faites-voue donc de vos sermens ?
STAUFFACK.
Ils sont inutiles , nous n'avons point d'armes, et vous voyez celte forêt de lances qui nous environne.
MELCTAL.
Ah ! que n'avons - nous à l'instant même exécuté nos desseins ! Veuille l'Eternel user de miséricorde envers ceux qui ont conseille' un retard.
gessler à Tell.
A l'œuvre ! . . . Ce n'est pas pour rien que l'on marche toujours un arc à la main. Il est dangereux de porter des armes meurtrières , le trait retombe sur celui qui l'a lancé. Ce droit orgueilleux que s'est arrogé le paysan , blesse le maître de ces contrées. Il n'y a que celui qui commande qui doive porter des