APTE III. SCÈNE III
armes. Mais puisque lu aimes lant à manier l'arc et la flèche , c'est moi qui le marquerai le but.
TELL, après être resté long-temps immobile et dans un état de stupeur effrayant , bande l'arc et place la flèche.
Reculez-vous ! . . . place ! . . .
STA UFF ACK.
Quoi, Tell? vous voulez. . . . non jamais! — Vous frémissez , votre main tremble , vos genoux chancellent. —
tell laisse tomber son arc, Ma vue se trouble !
des femmes, Juste Ciel !
TELL au Gouverneur.
Oh ! faites-moi grâce de ce coup. Voilà mon cœur. ( // découvre sa poitrine avec violence.) Appelez vos soldats, et qu'ils frappent.
GESSLER
Je ne veux pas ta vie , je veux que tu tires sur cet enfant. — Quoi donc ! Tell ! est -il quelque chose que tu ne saches faire ? tu manies la rame aussi bien que l'arc ; aucune tempête ne te fait peur lorsqu'il s'agit de sauver un homme. Allons , grand libérateur l délivre-
toi maintenant , — tu délivres si bien les autres. . . ( Un combat intérieur s* élève dans Vâme de Tell; ses mains tremblent, ses yeux roulent dans leurs orbites et se dirigent tantôt sur Gessler et tantôt sur le Ciel. — Tout-à-coup il porte la main à son carquois , en tire une seconde flèche et la cache sous son habit. Le Gouverneur observe tous ses mouvemens. )
WALTER TELL, SOUS le tilleul.
Tire , mon père , je ne crains rien.
Il le faut ! ( 77 rassemble toutes ses forces et met en joue. )
rudens, qui, pendant tout ce temps,
a été dans la plus grande
agitation s mais qui s'est
fait violence , s'approche
de Gessler. )
Seigneur ! vous n'irez pas plus loin ; vous
ne prétendez pas... non, ce n'était qu'une
épreuve. — Vos désirs sont satisfaits. — La
sévérité' manque son but alors qu'on l'exagère
et Tare se brise quand il est trop tendu.
Ayez à vous taire, jusqu'à ce que l'on vous interroge.