‹ SyllaChapitre 253 sur 286 · ACTE IV. SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE IV. SCÈNE II

pJiète et ses paroles s'élèvent peu- à-peu jusqu'à l'inspiration.) Je vois les Princes et les Seigneurs, couverts de brillantes cuirasses, fondre , les armes à la main , sur le peuple paisible de nos bergers;. , . la mort vole par tous les rangs;... plus d'un passage devient célèbre par de sanglans combats; . . . l'habitant des campagnes se précipite , le sein découvert, dans une foret de lances; . . martyr volontaire, il les embrasse et les brise;. . . la fleur de la Noblesse tombe, et la liberté triomphante élève ses étendards. (77 saisit les mains de PP^alter Furst et de Staujfack. ) Soyez donc fortement unis. . . fortemeulet à jamais. . . Qu'aucun des liens où règne la liberté ne soit étranger l'un à l'autre .... placez sur vos montagnes des sentinelles élevées , afin que tous les membres de l'alliance puissent se rassembler eu un instant. — Soyez unis. . unis. . toujours unis. . ( // retombe au fond de son fauteuil. Ses mains inanimées tiennent cependant encore celles de Furst et de Staujfack. Ceux-ci le considèrent quelque temps en silence , puis ils s'éloignent en proie à leur douleur. Pendant ce temps les valets sont entrés dans la chambre en grand nombre , mais en gardant un profond silence ; ils s'approchent en

donnant des marques d'une douleur plus on ïnoins vive. Quelques-uns se mettent à genoux devant lui et arrosent de leurs larmes ses mains inanimées. Pendant cette scène muette , la cloche du château sonne.

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