‹ SyllaChapitre 252 sur 286 · ACTE IV. SCENE II. I · texte numérisé non relu

ACTE IV. SCENE II. I

et c'est sur la terre de la liberté que repriseront vos cendres.

ATTINGHAFSS.

Quoi donc ? parlez- , Falliance est - elle •vraiment conclue ?

MELCTAL.

Au même jour les trois Valdsettes se lèveront. Tout est prêt ; jusqu'à cette heure le secret n'a point transpire, quoique plusieurs centaines de citoyens le partagent. Les tyrans marchent sur un abîme , les jours de leur domination sont comptés , et bientôt leur trace même ne se retrouvera plus.

ATTINGHAUSS.

Mais les châteaux forts qui nous dominent ?

MELCTAL.

Ils tomberont tous au même jour.

ATTINGHAUSS.

Et les Nobles participent-ils à cette alliance?

STAUFFACK.

Nous comptons sur leurs bras au moment du danger , mais les habitans des campagnes seuls jusqu'à présent, ont prêté le serment fédéral.

attinghauss. {Il se lève lentement

et en témoignant un

grand étonnement.

Quoi ! l'habitant des campagnes a eu la

ao© GUILLAUME TELL.

généreuse audace de former, seul et sans les Nobles, de si vastes desseins, il s'esl senti assez fort ! . . . — Ah ! maintenant je lui serais inutile, je puis descendre sans crainte dans la tombe; ce peuple généreux subsistera toujours. — D'autres forces que les miennes maintiendront ce qu'il y a de plus grand sur la terre. ( // pose sa main sur la tête de l'enfant qui est à genoux devant lui. ) Sur celte tête où a reposé la pomme de la tyrannie , une liberté nouvelle va e'tendre ses rameaux j les anciennes choses s'écroulent , les temps changent , et du milieu des ruines fleurit une nouvelle vie !

stauffack à TTralter Furst.

Voyez de quel éclat brillent ses regards ! Ce n'est pas la nature à son dernier moment , c'est déjà le rayon d'une nouvelle existence.

ATTINGII AUSS.

La Noblesse descend de ses anciens châteaux et vient prêter le serment civique entre les mains des cités. Déjà TUetland, déjà la Thurgovie ont commencé ; la noble Berne élève sa tête souveraine ; Fribourg est l'asyle de la liberté ; l'active Zurich arme ses tribus ea troupes belliqueuses. . . — La puissance des Rois se brise contre leurs remparts éternels. . . (H dit ce qui suit avec le ton d'un pro-

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