‹ SyllaChapitre 35 sur 286 · CATILINA, FAUSTUS · texte numérisé non relu

CATILINA, FAUSTUS

FAUSTUS

O ciel ! Catilina !

CATILINA

Croirai-je qu'en ces lieux Mon aspect de Faustus puisse blesser les yeux; Que son inimitié repousse avec colère Le défenseur, l'ami, l'élève de son père? Fidèle à son pouvoir, ardenl à le servir, Rome a reçu de moi l'exemple d'obéir : Je craindrais de penser qu'à sa cause fidèle La haine de son lils récompensât mon zèle.

Ali ! si de grands travaux, des exploits inouïs, Peuvent donner le droit d'asservir son pays, Si la liberté meurt dans l'excès de la gloire, Sylla dut remporter cette triste victoire; Mais toi, honte de Rome ! à quel titre viens-tu Te mêler aux vainqueurs sans avoir combattu? Dans quel camp a-t-on vu la jeunesse occupée? Réponds-moi; de quel sang fume encor ton épée? En paix avec les Grecs, les Parthes, les Germains, Ta fureur sans péril immole les Romains ; \u meurtre façonné, ton poignard parricide Vtteint le grand Marcus et le jeune Lénide : Ainsi meurt, sous les coups d'un monstre adolescent, L'espoir de l'avenir, la gloire du présent.

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