‹ SyllaChapitre 36 sur 286 · ACTE III, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE IV

Là ne s'arrête pas ta rage frénétique : On é^orçe ton frère à l'autel domestique; En vain d'un tel forfait la nuit voile l'horreur, Gatilina prend soin d'en révéler l'auteur; Et deux fois sacrilège, au temple des vestales, Va du sang fraternel souiller les eaux lustrales. Voilà quels sont tes droits aux faveurs d'un héros, Quels sont d'un sénateur les horribles travaux. Quel est Catilina

CATILINA

Ta mémoire fidèle Sans doute également a tes esprits rappelle Qu'en tous temps, en tous lieux, à Sylla dévoué, Ce qu'on nomme forfait par lui fut avoué, Et que Fauslus enfin, envers moi si sévère, Ne saurait m'accuser sans maudire son père. Son ordre en ce moment renouvelle au sénat Une loi d'où dépend le salut de l'état. Je cours joindre ma voix à sa voix souveraine; El, dut Faustus encor la trouver inhumaine, La flétrir de mon nom, je briguerai l'honneur De faire exécuter la loi du dictateur.

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