‹ SyllaChapitre 41 sur 286 · ACTE III, SCENE VII. j · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE VII. j

Toi qu'à tant de grandeurs, dans nos jours glorieux, Appelleraient ton nom, tes vertus, tes aïeux!

VALÉRIE

Sœur de Tibérius, fille de Gornélie,

Je veux dans mon époux adorer ma patrie;

Et Claudius, proscrit quand Rome est dans les fers,

Est plus grand que Sylla maître de l'univers.

Rien ne manque à mes vœux; j'ai trouvé dans ton âme

L'ardeur qui m'animait, la haine qui m'enflamme.

Laissons de vains débats et de vie et de mort :

Est-ce le dernier jour que nous laisse le sort?

A ce terme si court bornant notre espérance,

Essayons d'y trouver l'heure de la vengeance.

CLAUDIUS

Oui, j'en ai médité le généreux dessein;

Que je sois libre un jour, le succès est certain.

VALÉRIE

Comme nous, nos amis ont dévoué leur vie; Laenas, Aufidius, au palais m'ont suivie; Sous des habits d'esclave introduits en ces lieux, Ils attendent l'instant... mais je les vois!....

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