‹ SyllaChapitre 54 sur 286 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

SYLLA, CLAIDIUS, FAUSTUS.

(Sylln fait signe à Faustus de se retirer; celui-ci s'éloigne avec inquiétude, après avoir serré son ami dans ses bras.)

faustus, à Ctaudius.

Je mets en toi ma confiance.

claudius, à Faustus.

Tu me connais...

sylla s'assied.

Approche : admis en ma présence, Tu veux en vain cacher le trouhle de ton cœur.

CLAUDIUS

Tu te méprends, Sylla; ce trouhle est de l'horreur.

Qui peut te l'inspirer, sinon l'espoir infâme Qu'une fausse vertu fit naître dans ton âme? Ne suis-je plus Sylla? n'es- tu pas Claudius, Le digne petit-lils de ce Sulpicius, De ce lâche tribun d'un peuple frénétique, Qui de tant de forfaits souilla la république?... El tu vis cependant! Soit grandeur, soit pitié, Je désarmais pour toi ma juste inimitié; Respectant un lien formé dans la jeunesse, Je souffrais que mon iils protégeât ta faiblesse; Et lorsque instruit enfin que mes vils ennemis Trouvaient dans Claudius un partisan soumis, J'ai du me repentir d'un excès d'indulgence, A ton bannissement je bornais ma vengeance;

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