ANNA, MARIE, MORTIMER, PAULET
MORTIMER
En ce moment, chargé des ordres de la reine, Un des lords vous attend dans la salle prochaine.
PAULET
Mortimer, je vous suis.
[Mortimer s'est avancé et se retire sans laisser paraître qu'il s'aperçoive de la présence de Marie. )
Peut-être , à mon aspect , Mortimer aurait pu montrer quelque respect. Instruisez-le, Paulet, d'un devoir qu il ignore. Faites-le souvenir que je suis reine encore. Pourquoi , par des rigueurs que je ne comprends pas , Ce surveillant nouveau qu'on attache à mes pas P
PAULET
Madame, Mortimer est un neveu que j'aime, C'est le fils de ma sœur, c'est un autre moi-même ; Dans le château natal revenu près de moi ,
Rien en lui ne saurait exciter votre effroi.
Des rivages français si sa libre jeunesse
Rapporte dans ce lieu sa première rudesse ,
Je l'en estime plus. Je puis du moins oser
De mes soins trop pesants sur lui me reposer:
Tout votre art contre lui n'a que de faibles armes,
Et ce n'est pas son cœur que séduiront vos larmes.
ANNA
Le cruel !