ACTE II, SCÈNE III. ai
CL A UDIUS.
A conserver mes jours quand je consentirais , Où fuir, où me cacher?...
FAUSTUS
Ici, dans mon palais.
A tes persécuteurs, en ce jour déplorable, Opposons de ces murs l'asile inviolable. Qu'ils viennent t arracher aux foyers de Faustus !
CLAUDIUS
Je pourrais t'exposer...!
FAUSTUS
Ah! ne balance plus ; Ou c'est moi qui t'accuse auprès de Valérie De trahir l'amitié, l'amour et la patrie.
CLAUDIUS
Jusqu'au dernier moment arbitres de mon sort. Je veux leur dévouer et ma vie et ma mort.
FAUSTUS
Hâtons-nous d'éviter une foule importune, Qui vient, du dictateur adorant la fortune , Aux portes du palais attendre son réveil.
CLAUDIUS
L'auteur de tant de maux connaît donc le sommeil!
( Ils entrent chez Faustus. )
■2u SYLLA.