ACTE IV, SCÈNE V. 6r
Pour te justifier doit me frapper moi-même.
SYLLA
Je ne vois plus en toi qu'un complice odieux D'un perfide assassin , d'un traître audacieux. FAUSTUS.
Catilina l'assure , et Sylla peut le croire. Je connais Claudius, il aime trop la gloire : S'il hait le dictateur, par mon bienfait lié, Sur sa haine j'ai pris les droits de l'amitié ; Par-tout ailleurs son ame, au désespoir poussée, Peut d'un grand attentat concevoir la pensée. Oui, Sylla, ton pouvoir, en horreur aux Romains, Réveille tous les cœurs , arme toutes les mains ; Et, si jamais il luit, le jour de la vengeance Ne verra que mon bras levé pour ta défense. Entends les vœux d'un fils, et prends pitié de toi...
SYLLA
Sors , et que Claudius paraisse devant moi.
(Faustus sort.)