‹ Sylla; tragédie en cinq actesChapitre 54 sur 66 · ACTE IV, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE VII

11 ne test plus permis de vivre sans effroi , Tant qu'un autre mortel voit le jour avec toi. Souviens -toi de Preneste , et qu'à ta voix dans Rome Un peuple tout entier tombe comme un seul homme ! De tes proscriptions l'horrible cruauté A consacré ton nom à l'immortalité; Subis ton avenir , bourreau de ma patrie ! Ne trahis pas ta gloire en me laissant la vie !

SYLLA

Tu me rends à moi-même , à mes justes fureurs : Craignez-moi si je vis , et tremblez si je meurs , Lâches Romains! Et toi, héros, dont l'insolence Brûle de recevoir sa juste récompense , Tu seras satisfait.

CLAUDIUS

Tu combles tous mes vœux :

Ton trépas ou le mien , c'est tout ce que je veux.

sylla ( // appelle , les licteurs entrent ). Licteurs ! veillez par-tout; qu'on occupe les portes , De ma garde à l'instant qu'on double les cohortes; Que nul , même Faustus , sans mes ordres exprès , Ne puisse, cette nuit, sortir de ce palais. Qu'on suive Claudius : va dire à ton complice Que toi-même as marqué l'heure de ton supplice. CLAUDIUS, rentrant dans l'intérieur du palais. Je sors : adieu , Sylla !... Regarde autour de toi ! Je te laisse en mourant plus malheureux que moi.

66 SVLLA.

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