SCENE I
CATILINA, BALBUS, sur le devant de la scène.
CATILINA
1M ous triomphons, Balbus; le jour qui vient déclore
Va délivrer mes yeux dun rival que j'abhorre :
La fortune constante a passé mes souhaits:
Sylla fait plus pour nous que je ne l'espérais;
Il nous livre son fils, il venge sur lui-même
Des lois qu'il outragea la majesté suprême.
Aux ordres du préteur le palais s'est ouvert :
Je dirigeais ses pas; Claudius découvert
Accuse son ami par sa seule présence,
Et les lois sur tous deux étendent leur vengeance,
Faustus et Claudius , au forum amenés ,
Par la voix de Sylla vont être condamnés.
7o SYLLA.
BALBUS
Penses-tu que jamais son orgueil sacrifie A l'amour du pouvoir une si chère vie, Et que le sang d'un fils, à ses yeux répandu, Au sang de Claudius puisse être confondu?
CATILINA
11 le sera, crois-moi; son supplice s'apprête; Complice d'un proscrit , la hache est sur sa tête ; Et ce grand appareil, que lui-même ordonna, Annonce assez l'arrêt que va porter Sylla. Je vois de tous côtés le peuple qui s'avance.
BALBUS
N'es-tu pas effrayé de son profond silence? A son premier transport ne nous exposons pas : Lamas est avec eux....
catilina, se retirant vers le fond.
Rejoignons nos soldats.