ACTE V, SCÈNE III
De haïr mon ami , meurtrier de mon père. Dans mon cœur la nature accusait l'amitié ; Nous mourrons tous les deux: le crime est expié.
CLAUDIUS
Faustus, tu pouvais vivre encor pour la patrie.
FAUSTUS
Je ne puis la sauver; je lui donne ma vie.
CLAUDIUS
Pardonne un souvenir qui mêle ses tourments Au glorieux espoir de mes derniers moments.
{à Valérie).
O toi, de mes destins maîtresse souveraine, Valérie! ô douleur!...
VALÉRIE
Valérie est Romaine, Femme de Claudius , digne de ses aïeux : Celle qui, sans pâlir, a reçu vos adieux, Saura bien, comme vous, d'un front inaltérable, Attendre de la mort le trait inévitable.
CLAUDIUS
Des cris frappent les airs.