‹ Sylviculture. IntrodChapitre 30 sur 94 · SC · texte numérisé non relu

SC

». — Récolte du li

Fig.

ss.

aphie de

hoto

ie). I

\lwér

Forêt de Beni-Tonfont (

d’eau et la production des pluies qu’elle tend, surtout en montagne, à rendre plus fréquentes, moins abondantes et plus régulières. La forêt exerce d’autre part une influence bienfaisante sur les régions qui l’avoisinent en modérant l’action des vents violents, ainsi que celle des vents persistants, secs ou fortement desséchants ; elle paraît susceptible de modifier, surtout en montagne, le climat local.

Action des forêts sur le régime des eaux. — En montagne, et plus généralement sur les terrains en pente, l'existence des massifs boisés joue un rôle prépondérant pour régulariser l'écoulement des eaux de pluie et des eaux de fonte des neiges ; l’état boisé supprime le ruissellement superficiel et permet aux eaux de s’enfoncer dans le sol ; il favorise l’existence des sources auxquelles il tend à assurer un débit régulier et constant ; il s'oppose au ravinement du sol et donne aux cours d’eau qui descendent de la montagne des allures moins torrentielles ; il tend à atténuer jusque dans la plaine la soudaineté et la violence des inondations.

En plaine, l’action des forêts sur le régime des eaux est beaucoup moins prépondérante et moins facile à déterminer,

Utilité spéciale des forêts de montagne. — En haute montagne, indépendamment des considérations précédentes, la forêt empêche la formation et le départ des avalanches ; elle met obstacle au détachement et à la chute des pierres roulantes ; elle réduit dans une certaine mesure les causes de glissement et d’éboulement des terrains. L'influence du boisement des bassins supérieurs de nos grands cours d’eau et de leurs affluents sur la régularité du débit et sur les conditions de navigabilité n’est plus discutée aujourd’hui, et, à un point de vue très voisin, l’essor de notre industrie hydro-électrique dépend de lexistence, de la protection et de la reconstitution des forêts de montagne.

ConcLusions. — La disparition progressive des forêts de montagne apparaît, en France, comme une cause puissante de dépopulation, de misère et de ruine, alors qu’au contraire, la création ou la reconstitution des forêts dans les régions inhospitalières à l’homme devient rapidement une cause puissante de salubrité, de bien-être et de repopulation.

ls tb

Page 1