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FACULTÉ VALEUR

JRETÉ. :

RUE germinative.| culturale.

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Pin sylvestre

Pin à crochets

Pin noir d'Autriche ..

Epicéa

Mélèze

Il y a lieu de retenir que lorsqu'on effectue un semis, plus la semence est de bonne qualité, plus la germination est rapide et régulière, et plus le semis est dense sur l’unité de surface, à égale quantité de graine employée ; autrement dit, on doit régler la quantité de graines à utiliser pour ensemencer une unité de surface sur la qualité de cette semence et ne pas craindre de doubler ou de décupler la quantité employée si, par hasard, la semence est vieille ou médiocre. D’autre part, le prix de

ces semences doit toujours être basé sur la qualité de la graine, et en général ce sont les semences qu’on paie le plus cher, en raison de leur bonne qualité, dans les bonnes maisons qui reviennent, tout compte fait, au meilleur marché ; ce sont d’ailleurs les seules qu’on devrait employer dans un semis, soit en place, soit en pépinière.

Indépendamment de cette qualité des graines, il peut être très important, en sylviculture, de connaître non seulement l'espèce, mais parfois la variété et surtout l’origine des semences emplovées, et les fournisseurs de graine devraient s’habituer à livrer, avec plus-value si cela est nécessaire, des graines d’origine certaine.

Divers modes de semis. — On sème parfois sur terrain non préparé, et ce procédé se justifie dans certaines circonstances exceptionnelles (semis sur bruyères courtes, sur terrains pierreux, sur terrains meubles non envahis par les herbes); on sème aussi par des procédés expéditifs avec une préparation sommaire du sol, soit les grosses semences (glands, faînes, châtaignes), soit des semences d’un prix peu élevé qu’on peut alors, sans grandes dépenses, semer en abondance ; mais en général, pour que la semence se trouve dans des conditions favorables à la germination il faut que le sol soit préparé avec soin. Cette préparation s'exécute sur la partie de la surface à ensemencer et elle consiste : 1° à débarrasser le sol de toute végétation pouvant nuire aux jeunes plants ; 20 à donner au sol une culture, une façon d’une profondeur variable ; ce travail est d’autant plus utile que le sol est plus sujet à se dessécher et que le climat est plus sec.

Les semis en terrain préparé sont exécutés :

19 En plein, quand la semence est répandue uniformément sur le sol ;

20 Par bandes quand le terrain est préparé par bandes alternes continues ou brisées courant parallèlement les unes aux autres et que ces bandes seules sont ensemencées ;

30 Par places si la préparation du terrain et le semis ne sont effectués que par places isolées de 30 à 60 centimètres de côté environ, que l’on sépare les unes des autres par des intervalles d'environ 0,60 à 1,50 ;

190 PRATIQUE SYLVICOLE.

4° Par potets ou par trous, si les semences sont mises seulement en petit nombre sur des potets préparés à cet effet ; ce dernier procédé, très économique, donne parfois de très bons résultats, surtout dans les landes rocheuses où la préparation des potets est faite à la main partout où le sol paraît favorable au semis.

La préparation des sols en vue du semis varie avec les terrains ; elle doit être tantôt légère et superficielle, tantôt plus profonde ; des sols peu cohérents, siliceux, ou des sols calcaires légers perdent très facilement leur fertilité et leur teneur en humus et ils ne doivent pas être travaillés profondément ; il est bon de n’en faire la culture qu’au moment de répandre la graine ; inversement des sols compacts d’une nature argileuse doivent être ameublis avec plus de soin ; le travail de préparation doit alors être profond et fait à l'avance, afin que les mottes de terre remuée aient le temps de se déliter et de se désagréger sous l’action des gelées et des intempéries ; mais il ne doit jamais avoir pour effet d’enfouir trop profondément la terre végétale et de ramener à la surface un sous-sol de mauvaise qualité et peu riche en terreau ; afin de profiter de l'humidité si nécessaire à la germination, la dernière culture de préparation du sol n’est faite qu’au moment de répandre la graine.

Semis à la volée sur terrain non préparé. — Cette méthode ne peut être employée que dans les cas suivants :

1° En sol meuble, si la graine à employer coûte assez bon marché pour être semée en abondance, et si les semis de l’essence employée ont une végétation assez rapide pour être capables de lutter contre les plantes sauvages. Le pin maritime est ainsi employé sur les sables des dunes et landes de Gascogne, ou encore en Sologne, parfois avec une légère préparation du sol à la pioche ;

2° Sur un terrain couvert d’une bruyère maintenue courte par le parcours des animaux ; sila bruyère était trop épaisse, on pourrait la couper, ou mieux la brûler, à la condition de procéder avec les précautions nécessaires, un an avant de faire l’ensemencement. On sème parfois ainsi le pin sylvestre dans les landes montagneuses du Plateau central ; le semis est effectué au printemps ; les grandes pluies, fréquentes à cette époque dans la région, font descendre la graine sur le sol où elle trouve à se loger, et plus tard à germer ; la bruyère

fournit, contre les gelées printanières et les chaleurs de l’été, un abri au jeune plant qui acquiert de la force pour se faire jour dès la deuxième

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année ; une très bonne pratique consiste aussi à faire passer un troupeau de moutons dans les bruyères, aussitôt après le semis. Ce semis se fait aussi sur la neige qui, en fondant, entraine la graine et Ja détache de la couverture du sol; on sème dans ce cas par temps calme, en choisissant une belle journée de printemps, afin que la graine pénètre de suite de quelques millimètres dans la neige.

Le semis à la volée ainsi effectué est très économique ; dans le cas le plus favorable d’un terrain peu accidenté, un ouvrier peut semer un hectare dans sa journée ; avec le pin sylvestre dont on peut employer 5 à 7 kilogrammes par hectare, le prix du boisement d’un hectare peut être ainsi calculé :

Une journée de semeur à 3 fr.. JT:

$ a Total

5 à 7 kilogr. de graine à 7 fr. 38à 52fr (prixmoyen) lunes 35 à 49 fr.

Avec ce procédé, les mécomptes sont aussi fréquents que les résultats acceptables, et les dépenses sont parfois fortement majorées par les dépenses ultérieures des plantations nécessaires pour combler les vides du semis.

3° Ce genre de semis est plus justifié dans les terrains rocailleux de la haute montagne, au pied des escarpements, sur les cônes d’éboulis où toute culture est impossible ; dans ce cas, on doit avoir soin de lancer fortement la semence de bas en haut, de façon à faire pénétrer les graines sous les pierres, ce qui les protège contre la sécheresse et l'entraînement par les eaux.

Semis en plein sur terrain préparé. — Le semis en plein est peu en usage lorsque le terrain doit être préparé, parce qu'il entraine de trop grands frais, et qu'il rend nécessaire l'emploi d’une grande quantité de semences. Toutefois, quand le terrain est peu accidenté, peu pierreux, et qu'il ne contient pas de grosses racines, on peut y pratiquer, à six mois d'intervalle, deux labours en plein à angle droit ; ces labours exécutés à la charrue rompent les gazons et les soulèvent en mottes entre lesquelles les graines trouvent l'abri et la fraicheur qui assurent leur germination; en temps voulu on sème à la volée et on recouvre les semences à l’aide de deux coups de herse en sens opposé; le sol ameubli est d’ailleurs plus aisément pénétré par les faibles racines des plants naissants. Dans les terrains légers et pour les semis de graines légères, on peut se contenter d’une préparation superficielle à l’aide d’une herse lourde à dents en fer.

La dépense du boisement comprend alors, indépendamment du prix des semences, les frais de labour, d’ensemencement et de hersage ; les prix de ces façons sont variables suivant les terrains et les régions ; dans des conditions moyennes, on peut les évaluer entre 20 à 25 francs à l'hectare.

Pour récupérer ces frais de culture, un bon procédé, très employé lorsqu'il s’agit de boiser des terres arables abandonnées par la culture agricole et non encore envahies par les mauvaises herbes, consiste à

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semer les graines forestières en mélange avec une demi-semaille de céréales précoces (avoine, seigle, orge, sarrasin).

Il est même souvent avantageux de livrer le terrain à l’agriculture avant d’y semer les graines forestières ; le sol ameubli par la culture, amélioré par la fumure qu’elle exige, se trouve alors parfaitement préparé pour recevoir les graines et favoriser la croissance des jeunes plants qui en proviennent. Les récoltes qu’on tire des terrains ainsi traités, peuvent couvrir, et au delà, les frais de l’opération. C’est par ce procédé qu’on a reboisé, en Sologne, tant de friches qui sont devenues de belles forêts.

Voici la série des travaux que nécessite ce mode de procéder, assez avantageux quand on lapplique à des terrains couverts de bruyères, d’ajoncs et de fougères, végétation spontanée qui prouve qu’ils sont siliceux et qu'ils ont une certaine profondeur. Le sol est défoncé à la charrue pendant l'hiver ; ce défoncement est suivi de deux hersages donnés en juillet et en septembre ; après le second hersage on répand la graine d’avoine ou de seigle mélangée avec des engrais phosphatés ; un dernier coup de herse recouvre le tout. La seconde année, on donne deux labours après la récolte, et on sème de nouveau du seigle ou de l’avoine avec une demi-fumure d’engrais. La troisième année, on cultive des plantes sarclées sans fumure, et la quatrième on sème avec l’avoine les graines forestières en y joignant une demi-fumure.

Dans certains terrains argilo-siliceux frais, il peut être possible d’établir de premier jet la forêt avec des essences spontanées; mais en général, c’est parles essences rustiques et souvent par le pia sylvestre qu’il faut commencer, sauf à y ajouter, par exemple, un hectolitre de glands à l’hectare, si l’on a des glands ou mieux encore à planter ultérieurement des plants feuillus (chêne et bouleaux en plaine; hêtre ou sapin à une certaine altitude, comme en Auvergne, par exemple).

Semis à la volée par bandes. — Le labour en plein est coûteux, aussi dans beaucoup de cas, on lui substitue le labour par bandes, qui consiste à labourer, sur la surface à reboiser, des bandes de terre de 0,30 au moins à 1 mètre de largeur, séparées par des bandes incultes plus larges, de 1 à 2 mètres environ. En terrain accidenté, les bandes doivent être tracées horizontalement (perpendiculairement aux lignes de plus grande pente) et les débris de la culture sont placés à l’aval des bandes cultivées. Ce mode de préparation a, sur le labour en plein, de nombreux avantages ; il est moins coûteux ; il ne facilite pas l’érosion du sol comme une culture sur toute la surface; il procure par les herbes et les arbustes qui croissent sur les bandes incultes un abri aux jeunes plants ; enfin il donne aux peuplements une régularité qui facilite l'exécution des travaux d’entretien.

Dans le cas où la charrue ne peut être employée, soit en raison de la nature rocheuse du sol, soit parce qu’il est accidenté, les bandes sont préparées à la herse ; mais alors au lieu de les faire continues, on les interrompt tous les 4 à 6 mètres, en laissant entre elles, dans le sens de la longueur, un intervalle de 2 à 3 mètres qui reste en friches.

Ces bandes brisées ont tous les avantages des bandes continues et coûtent bien moins cher.

Semis par places ou par potets. — La préparation partielle du terrain à la pioche qui ameublit le sol, conserve l’abri et limite la dépense au strict nécessaire, peut être faite par places, potets ou fossettes, partout où on ne craint pas l’envahissement des mauvaises herbes; chaque place sera débarrassée, à la pioche, des plantes qui la couvrent ainsi que de leurs racines, et le sol sera remué à environ 0,20 ou 0m,30 de profondeur en enfouissant le gazon la racine en l’air pour qu'il se décompose et serve d'engrais ; les dimensions du placeau varient suivant la hauteur et la vigueur de la végétation qui couvre le sol et plus cette végétation sera haute, vigoureuse et drue, plus la place devra être étendue pour empêcher les plants d’être recouverts et étouffés. Dans une bruyère haute, la place ne devra pas avoir moins de 0",40 de côté ; dans une bruyère courte, pas moins de 0,30. Ces places pourront être ouvertes à 12,40 ou 1,50 les unes des autres de centre à centre et par séries parallèles ; on aura soin d’en faire la préparation pendant les chaleurs de l’été, pour favoriser la destruction des végétaux enfouis et pour laisser le sol soumis pendant quelques mois à l’action des agents atmosphériques.

En semant quelques graines par potets, on emploiera environ 4 kilogrammes de semences (pin sylvestre) et dans les conditions que nous venons d'indiquer, avec environ 5 000 potets à l’hectare, le prix de revient du semis peut être approximativement évalué de la façon suivante :

1° Culture partièll: du sol; 16 journées

DRE Os re ie ste es st don ane 40 fr. Soit 29 Achat et transport de #4 kilogr. de | ; À 5 : au total oraines à 7 fre kilogr 7... 52.7 28H. 75 fr 39 Exécution du semis, 2 à 3 journées NS d 2 10: 50 (en,/MOYERNE). rase J'tr:

Le semis par potets est utilisé avec avantage sur les terrains très accidentés dont la surface est hérissée d’obstacles, roches, buissons, etc. ou bien lorsque la terre végétale est rare, car on doit chercher les points où l’on peut semer. Souvent alors, notamment en sol calcaire peu profond, on a intérêt à ne préparer les potets qu’au moment d'effectuer le semis.

Densité du semis. — Un semis doit être effectué dans des conditions telles que les jeunes plants qui naissent ne soient ni trop nombreux sur la même surface, c’est-à-dire trop serrés, ni trop peu nombreux et par suite trop espacés. La quantité de graines à employer pour atteindre ce résultat dépend tout d’abord de la méthode employée ; elle dépend ensuite de‘la

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qualité de la semence ; enfin elle varie avec l’état plus ou moins favorable du terrain et de la station ; à ce dernier point de vue, plus le déchet peut être grand, plus le semis doit être épais.

Les quantités de graines indiquées au tableau suivant peuvent être doublées ou même triplées si les conditions sont mauvaises, en particulier s’il s’agit de semis d’épicéa ou de mélèze sur la neige, de semis de pins sur des bruyères très denses qui ne permettent qu’à un petit nombre de graines de parvenir jusqu’au sol, ou de semis exécutés sur des clapiers, des éboulis rocheux, etc.

Avec des semences pures et de bonne qualité on peut, dans les conditions moyennes, semer les quantités de graines indiquées dans le tableau donné à la page suivante.

Germination. — Protection et préparation des semences. — [a germination des semences s'effectue tantôt rapidement, tantôt plus ou moins lentement, d’après l'espèce, l'état de fraicheur de la semence, la qualité de cette semence et la saison. Le temps qui s’écoule entre le semis et l'apparition du germe peut être de une à deux semaines pour le peuplier, de deux à six semaines pour la plupart de nos essences communes, et de plus d’une année pour certaines semences telles que le pin cembro, le frêne, le charme, le tilleul. Une semence conservée à l’état frais et non desséché, par la stratification ou lensilage, germe toujours plus rapidement et plus régulièrement et ces procédés permettent d'obtenir, même pour les semences telles que le frêne, le pin cembro ou le charme, une levée déjà importante dès le premier printemps qui suit la dissémination.

Si l’on considère que pour toutes les semences, quelles qu'elles soient, plus tôt la graine germe après le semis, moins elle est exposée à être détruite par les animaux, on est conduit dans un grand nombre de cas à préparer la semence à la germination avant le semis ou, à défaut de cela, à protéger les graines qu'on met en terre contre les dégâts des animaux. Ces deux procédés, et notamment le premier, surtout lorsqu'il s’agit de semer des graines èn pépinière, devraient être beau-

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