CULTIVÉES
PAR
A. MAUBLANC
Maître de conférences Chef des travaux de pathologie végétale à l’Institut national agronomique à l’Institut national agronomique
2 volumes in-18 de 500 pages, avec nombreuses figures et planches 1. Maladies non parasitaires. — II. Maladies parasitaires Chaque volume se vend séparément :
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L'étude des maladies des plantes, la pathologie végétale, est une science récente quoique les maladies des plantes aient été constatées de tout temps. Mais en dehors de
elques cas fort rares et tout à fait spéciaux, tels qu'un petit nombre de dégâts d'insectes, la cause des altérations observées était méconnue. Ce n'est qu'avec l'apparition du microscope et surtout depuis les perfectionnements considérables qui y ont été apportés au xix* siècle que la pathologie végétale, comme d'ailleurs toutes les sciences biologiques, est entrée dans une phase nouvelle, basée sur une interprétation plus rationnelle des phénomènes observés. Les progrès de la pathologie végétale ont ainsi suivi, pour ainsi dire pas à pas, ceux de la botanique.
D'un autre côté, à partir du milieu du dix-neuvième siècle, des maladies épidémiques fort graves sont apparues d’une façon presque subite sur plusieurs végétaux de première utilité : telles sont la maladie de la Pomme de terre due au PAytophthora infestans; l’Otdium, le Phylloxera, le Mildiou, le Black-rot sur la Vigne. Les germes de ces fléaux ont été importés vivants d'Amérique en Europe, grâce à da rapidité et à La facilité plus grandes des communications. Ces germes se sont rapidement ré,andus au grand détriment des cultures, et les maladies qu'ils causent ont été l’objet de recherches nombreuses. Dès lors, en moins d'un demi-siècle, la pathologie végétale a pu accumuler assez de documents pour que depuis déjà un certain temps, on ait pu les réunir en un corps de doctrine scientifiquement ordonnée.