‹ Sympathectomie et revitalisation glandulaireChapitre 7 sur 12 · A MES MAITRES DANS LES HOPITAUX D'AMIENS · texte numérisé non relu

A MES MAITRES DANS LES HOPITAUX D'AMIENS

M. ze Proresséur MOULONGUET M. ze Proresseur MERLE

Dontfnous avons été l'intérne,

A M. ze Docteur Jeax GIRARD

Ancien interne des hôpitaux de Paris Ancien chef de clinique médicale à la Faculté Médecin des hôpitaux d'Amiens Professeur à l’École de Médecine d'Amiens

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glandulaire

par Action chimique ou Isophénolisation EE

Introduction

La sympathectomie péri-artérielle, opération préconisée par Leriche, est depuis longtemps déjà couramment pratiquée. Troubles trophiques des membres, ulcères trophiques chroniques, maux perforants, troubles vasculaires, en particulier artérite chronique aboutissant à la gangrène, tous les cas où la vascularisation d’un membre est altérée, tous les cas de causalgie sont justiciables de cette opération qui a donné d’excellents résultats. Cependant cette intervention qui consiste dans la résection chirurgicale de la gaîne péri-artérielle n’est possible que sur des artères d’un calibre assez important. Souvent d’ailleurs, elle est d’une exécution difficile même sur des artères relativement abordables et d’un calibre relativement important. Mais si l’on songe au faible calibre de la plupart des artères viscérales l’on conçoit facilement que leur

dénudation circulaire et étendue soit pour ainsi

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dire impossible chirurgicalement dars la plupart des cas. |

Aussi certains chirurgiens austro-allemands, Doppler, Steinach, Liebesny, Heyn, Fischer, Guttmann, Forster, ont-ils étudié l’action de certaines substances chimiques sur la gaine vasculaire afin de substituer à la sympathectomie péri-artérielle chirurgicale souvent diflicile, parfois impossible, une sympathectomie par action chimique plus facilement pratiquable.

C’est Doppler de Vienne qui éddie le plus complètement la question. Après avoir étudié l’action des acides, des bases, des éthers, des alcools, des dérivés de la quinine, il s'arrêta au phénol qui parut lui donner les meilleurs résultats. Il étendit d’ailleurs les indications et aux cas où la sympathectomie est indiquée, il ajouta de nombreux cas d’insuffisance des glandes endocrines, particulièrement de l'ovaire et du testicule et voulut ainsi obtenir le rajeunissement de ses malades. | AU

Ses études ont été poursuivies en France depuis quelques années par de nombreux auteurs qui la connurent au cours de voyages à Vienne. C'est ainsi que Victor Pauchet, en janvier 1927, vit Doppler pratiquer l’isophénolisation, rapporta Je produit et commenca à employer la méthode. Depuis René Le Fur, Bernard Desplas à Paris, René Simon à Strasbourg, de Butler d’Ormond à Amiens, l’utilisèrent également. Ces auteurs publièrent de nom-

breux articles dans lesquels ils décrivirent la tech-

nique de l'isophénolisation, ses indications et les résultats qu’ils en obtinrent. La méthode n’est d’ailleurs encore en France à l'heure actuelle que relativement peu connue et peu employée.

Au début de ce modeste travail, nous remercions bien vivement notre Maître le D' de Butler d'Ormond, ancien interne des Hôpitaux de Paris, professeur de Pathologie externe à l'Ecole de Médecine et de Pharmacie d'Amiens, chirurgien des Hôpitaux de cette ville, qui nous a fait connaître la méthode, l’a pratiquée devant nous, nous suggéra cette thèse et nous en fournit les éléments.

Nous exprimons aussi notre vive gratitude au D' Victor Pauchet, chirurgien à l'Hôpital Saint- Michel à Paris, qui nous aida de ses précieux conseils et de sa grande expérience.

Que le D' Le Fur de Paris qui nous autorisa à publier deux de ses observations trouve également ici l'expression de notre reconnaissance.

Nous remercions enfin bien vivement le D' Doppler de Vienne qui voulut bien nous communiquer toutes les indications utiles sur la méthode dont il est le promoteur.

Au moment de mettre cette thèse sous presse nous apprenons que le sujet a été récemment traité par le Dr Pierre Delom. Au cours de la rédaction de notre travail nous l’ignorions complètement. La lecture des conclusions de M. Delom nous montre que les résultats qu'il communique se rapprochent sen-

sibiement des nôtres.

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