DE L’ANESTHÉSIE DU PHARYNX
On reconnaît l’existence de ce symptôme, quand le bol alimentaire, en touchant le voile du palais et le pharynx, n’excite plus les mouvements, ni même l’envie ou le besoin de la déglutition. Les mouvements réflexes ne se présentent même plus quand on gratte la muqueuse à l’aide d’une spatule.
L’anesthésie pharyngienne fait partie des accidents hystériques. Leubuscher l’a signalée aussi dans les ulcérations syphilitiques (2).
On sait, depuis les expériences de J. Reid (3), que les fibres sensibles dont l’excitation mécanique provoque les mouvements réflexes de déglutition, se rendent au bulbe rachidien par la voie du nerf glossopharyngien. Aussi, l’absence de ces mouvements figure-t-elle parmi les signes principaux de la paralysie de ce nerf. Lorsque les petits enfants, en dehors des causes inflammatoires et douloureuses qui se constatent par l’inspection de la gorge, négligent d’avaler le lait qu’on introduit dans leur bouche, la mort arrive au bout de deux ou trois jours.
(1) Ammon’s Zeitschrift f. Ophthalmol. T. V, p. 567.
(2) Handbuch dcr medicin. Klinik. T. II, p. 27.
(5) Physiological , anatomicnl and pathological Rcscarchcs. Chap. IV.
ARTICLE III