I. Effets produits dans /’ appareil digestif même
Dans la dyspepsie habituelle on constate de la sensibilité morbide, en pressant sur l’épigastre, ainsi que de la gastrodynie spontanée, de la nausée, des vomituritions et des vomissements, avec augmentation de la soif quand la maladie est de nature irritative.
Les signes de la pneumatose gastrique et intestinale, notamment la
tuméfaction de l’épigastre et l’éructation, prédominent dans les cas d’atonie de la tunique musculaire et de digestion abnorme des légumes et des aliments végétaux en général.
Le ballottement gastrique ou déplacement sensible des liquides de l’estomac correspondant à chaque changement de position du malade, se montre constamment dans la dyspepsie par défaut d’absorption.
L’anorexie est en principe inséparable de la dyspepsie, non qu’elle soit un effet nécessaire de cette dernière, mais parce quelle dépend avec elle d’une cause commune. En effet, dans les degrés inférieurs, dans la simple digestion lente et laborieuse, l’appétit est souvent bien conservé. Il peut même par moments être excessif, ou des accès de faim canine peuvent alterner avec l’anorexie. Souvent aussi il y a pica ou malaria : un violent désir d’ingérer des substances aigres,, piquantes ou aromatiques.
La qualité des sécrétions buccales est altérée, en même temps que leur quantité augmente ou diminue. La langue est saburrale ou blanche et macérée.
Les dyspeptiques, sauf le cas de catarrhe intestinal, ont une tendance prononcée à la constipation.