DU SPASME DES SPHINCTERS
Il a été dit précédemment que la douleur du rectum , dès quelle acquiert un certain degré d’intensité, provoque un spasme réflexe du muscle sphincter externe. Celui-ci augmente encore à chaque passage des matières fécales et peut persister après, pendant une demi-heure ou une heure.
L’anus est fortement resserré, rétracté et rentré. Tout essai d’explorer l’intestin, l’attouchement du doigt ou de la canule d’une seringue à lavement, rend la douleur excessive. Le spasme n’est pas toujours borné à l’anus proprement dit. Les fibres du sphincter interne y participent, de même que le muscle releveur de l’anus et même les muscles transverses du périnée.
Indépendamment du spasme réflexe, qui indique la plupart du temps l’existence d’une proctite catarrhale aiguë, d’un prurigo, d’une fissure ou ulcère irritable, l’anus est aussi sujet à une contraction spasmodique directe. A l’inverse du premier cas, la douleur est alors la suite et non la cause du spasme. Elle se déclare subitement, sous forme d’accès et après des intervalles libres plus ou moins réguliers; après une durée qui peut varier depuis quelques minutes jusqu’à deux ou trois jours, elle cesse aussi subitement ou diminue peu à peu.
Cette seconde forme s’observe principalement chez les femmes hystériques où elle est provoquée par la période menstruelle, ou par la métrite. Chez l’homme elle est un accident rare des calculs vésicaux et de l’inflammation de la glande prostate.
ARTICLE VII