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DU HOQUET

Deux mots français correspondent au latin singullus : sanglot qui en est le dérivé direct, et hoquet qui semble venir de l’anglais hiccough ou hick-cup. L’usage, il est vrai, a établi une nuance entre le sens de l’un et celui de l’autre : sanglot se dit du singultus qui se mêle aux pleurs et à l’oppression causés par une douleur morale, tandis que hoquet indique celui qui est censé n’avoir qu’une cause physique. Au point de vue scientifique, il n’y a cependant aucune raison pour adopter cette distinction.

Mécanisme. — Le hoquet consiste essentiellement en une interruption brusque, violente et bruyante du mouvement expiratoire par une contraction spasmodique du diaphragme. C’est à tort que les physiologistes le désignent comme une inspiration entrecoupée.

Au moment où le diaphragme se contracte, la glotte se ferme et le courant expiratoire de l’air est brusquement renversé sur elle et sur le pharynx. Ainsi naît un bruit sec ou rauque, un claquement plus ou moins retentissant.

Au même moment et par la même cause, il s’opère une propulsion brusque de l’abdomen, visible surtout dans sa zone épigastrique et donnant à la main la sensation d’un choc.

La violence de la contraction diaphragmatique est d’ailleurs telle qu’une secousse est communiquée aussi à la tête et à tout le corps. Le haussement des épaules et le mouvement des bras qui s’y joignent dans beaucoup de cas, sont du reste instinctifs ou volontaires.

Krimer (1) a expérimenté le hoquet sur les animaux en irritant l’oriGce cardiaque de l’estomac. Il a observé qu’alors l’oesophage se dilatait, se boursouflait et que de l’air pénétrait dans l’estomac; le diaphragme se contractait ensuite brusquement, quoique sans énergie,

(1) Untersuchungen uebcr die naechsten Ursachen des Ilustens. Leipzig, 1819, pages 35 et 84. J. Müller, Ifandbuch der Physiologie. 3e édition, 1838, tome ï, page 545.

et la glotte se fermait en faisant entendre le claquement caractéristique. Immédiatement après, les organes revenaient sur eux-mêmes, la glotte se rouvrait et l'oesophage s’affaissait en expulsant l’air qui y avait pénétré.

Un auteur récent, à qui nous devons un bon travail sur les maladies du diaphragme, le docteur Kaufmann, à Saint-Pétersbourg (1), fait naître le claquement non dans le larynx, mais dans la bouche. Il se produirait, selon lui, quand l’air se précipite dans le vide formé au moment où la langue, d’abord appliquée à la voûte palatine, se retire brusquement en arrière, la bouche étant ouverte. Il suffit d’un peu d’attention, nous semble-t-il, pour se convaincre que le son du hoquet reste le même, que la langue soit appliquée au palais ou non.

Cependant, quand on tient la bouche fermée, le son devient sourd, pharyngien, ou soufflant, nasal. Quand l’air rencontre des mucosités dans les fosses nasales, il y donne lieu en même temps à une espèce de gargouillement. C’est le cas surtout lors des sanglots qui succèdent aux pleurs des femmes et des enfants.

Le véritable hoquet ne peut jamais être excité volontairement. On peut donc s’en servir comme d’un signe pour distinguer, les unes des autres, les convulsions réelles et les convulsions simulées, ce qui est souvent opportun dans les sanglots des femmes.

Le hoquet ne doit pas être rangé parmi les accidents ataxiques ou choréiques, car, selon l’observation de Parr, il se produit même pendant le sommeil.

Marche. — Il est rare d’observer des mouvements de hoquet isolés. Us se répètent ordinairement un grand nombre de fois pour se dissiper ensuite entièrement, ou pour revenir par accès plus ou moins rapprochés, comme c’est le cas aussi pour la toux et les autres convulsions respiratoires. Cependant, pendant les accès mêmes, deux ou trois inspirations naturelles s’interposent chaque fois entre les mouvements convulsifs. La durée des accès dépend de celle de ^excitation abnorme. Elle peut être de plusieurs heures ou même de plusieurs jours.

Le hoquet a une tendance à devenir une habitude, particulièrement chez les sujets à tempérament nerveux. Il constitue alors ce que les praticiens appellent le hoquet chronique qui résiste à tout traitement, mais finit par s’user spontanément à la longue. Les auteurs citent des

(1) Gocschen’s Deutsche Klinik , 1865, page 507.

exemples d’une durée de huit, douze jours, et même de trois mois (Schenk). La Gazette de santé de 1817 contient l’observation d’une jeune fille qui pendant six mois avait été tourmentée par un hoquet presque continuel. Dupuytren la guérit à l’aide du fer rouge appliqué à la région du diaphragme. On peut se demander ce qui a guéri dans ce cas, si c’était la révulsion ou l’émotion ? car on sait qu’une frayeur subite ou toute autre émotion vive possède réellement ce pouvoir.

Pour en suspendre momentanément les accès, il suffit aussi de retenir l’haleine, c’est-à-dire de ne pas faire des mouvements d’expiration, ou de concentrer fortement l’attention sur un autre objet. Il est apaisé, enfin, par cette sorte de dérivation nerveuse qu’occasionnent d’autres mouvements spasmodiques, notamment l’éternuement, la toux et le vomissement. H arrive même que le hoquet alterne avec ces mouvements.

Effets et conséquences. — Toujours plus ou moins pénible, le hoquet devient réellement douloureux par sa durée et par sa fréquence. Du malaise, une lassitude extrême et des douleurs musculaires se manifestent à l’épigastre et au niveau des attaches diaphragmatiques. Le malade est comme brisé par les secousses nombreuses et rapides qui ébranlent sa tête et tout son corps.

Le hoquet est douloureux d’emblée quand, par d’autres causes, le diaphragme ou les organes voisins se trouvent préalablement dans l’état d’hypéresthésie, et particulièrement quand ils sont le siège d’une inflammation.

Le courant d’air respiratoire étant brusquement renversé et entrecoupé par la glotte, la parole et même la déglutition sont rendues impossibles pour un moment. Une commotion violente est imprimée à l’estomac et la digestion est troublée en même temps que la respiration. Child (1) décrit une forme particulière du hoquet où peu de temps après le repas une partie des aliments est ramenée dans la bouche ; elle semble avoir sa cause dans une irritabilité extraordinaire du cardia.

Par lui-même cependant le hoquet ne nuit ni à la santé ni à la vie. On connaît des cas, il est vrai, où il a déterminé une congestion cérébrale, du délire, une excitation générale funeste, la mort même; mais c’étaient des conséquences plutôt de maladies concomitantes que le hoquet est venu aggraver.

(1) On indigestion. London, 4847.

Il porte préjudice aux femmes en couches et l’on connaît des exemples où il a déterminé l’avortement chez des femmes enceintes. Dans la fracture des côtes, il peut empêcher la consolidation. Ce n’est que par une durée très-longue et en tant que névrose rebelle qu’il peut amener une tristesse profonde et un lent dépérissement.

Valeur diagnostique et prognostique. — Le hoquet ordinaire est un accident dont le médecin n’a pas besoin de s’occupervDans le cours des maladies, il a peu de valeur comme signe; il n’est même pas pathognomonique dans les inflammations du diaphragme ou de l’orifice cardiaque. Toutefois, il peut faciliter ou confirmer le diagnostic de quelques maladies obscures ou compliquées siégeant dans la région du diaphragme, en ce qu’il témoigne de la mobilité de cette cloison musculaire et écarte la probabilité d’une dégénérescence quelque peu considérable ou d’adhérences étendues.

Selon Hippocrate, le hoquet est de mauvais augure quand il se déclare dans le cours de fièvres graves, dans l’hépatite, dans l’iléus, après de grandes pertes de sang, après l’emploi de purgatifs drastiques, ou quand il se joint au vomissement et à l'injection des yeux (1). Kaufmann dit néanmoins ne connaître que deux maladies où le symptôme serait pour ainsi dire constamment le précurseur de la mort, savoir : la dysenterie et la péritonite puerpérale.

Prédisposition. — Les petits enfants gagnent le hoquet à la moindre occasion. Cela dépend, d’une part, de la convuisibilité générale qui est propre à leur âge, et d’autre part, de l’activité prédominante des organes digestifs qui rendent les occasions plus fréquentes.

L’époque de la puberté crée à son tour une prédisposition, ainsi que l’état d’éréthisme ou d'hyperesthésie des organes sexuels de la femme. Chez l’homme adulte même on rencontre parfois une excitabilité particulière du diaphragme., entretenue par l’habitude ou persistant à la suite de maladies inflammatoires ayant intéressé ce muscle ou les viscères qui y confinent.

1° Hoquet irritatif.

L’irritation du diaphragme, de l’orifice cardiaque de l’estomac, du péritoine, et en général de tous les viscères situés dans la zone épigastrique, s’accompagne fréquemment de hoquet.

Dans la diaphragmante le symptôme n’existe qu’au début ou quand

(1) Aphorism. Scct. V, §§ 5 et 4; Sect VII, §§ 5, 10, 17 et 41.

l'inflammation atteint seulement soit l’enveloppe sërcuse , soit des points disséminés de la couche musculaire. Dans les périodes plus avancées de cette maladie et chaque fois que l’inflammation est trèsvive dès le début et diffuse, elle produit au contraire la paralysie.

Nous avons cité plus haut les expériences de Krimer consistant à pincer ou à exciter autrement l 'orifice cardiaque. Parmi les cliniciens* William Stokes (1) a particulièrement appelé Inattention sur ce symptôme en tant qu’iL se joint à l’inflammation de l’orifice cardiaque de l’estomac; il est accompagné dans ce cas, suivant lui, d’une douleur à la base de la poitrine, s’étendant dans le sens du diaphragme.

Dans la péritonite le hoquet indique que l’inflammation a gagné l’enveloppe séreuse du diaphragme; dans l'hépatite, qu’elle siège à la face convexe du foie ; dans la dysenterie , que le côlon transverse prend part à l’affection.

Les dégénérescences cancéreuses et autres de l’estomac, du pancréas, du foie, de la rate et de l’extrémité supérieure des reins, provoquent le hoquet quand l’irritation quelles entretiennent s’étend au diaphragme. Cependant, il est des maladies du foie et d’autres viscères sous-diaphragmatiques où il suffit d’une excitation mécanique : d’une simple compression ou d’un tiraillement du diaphragme. On peut faire naître le hoquet à volonté, en exerçant une pression sur l’épigastre. Enfin, l’incurvation des côtes ou de l’appendice xiphoïde a été signalée par Joseph Frank (2) parmi les causes du symptôme.

Il est remarquable que le hoquet, si fréquent dans les maladies des organes qui touchent à la face concave du diaphragme, est, au contraire, très-rare dans les affections des organes du thorax, y compris même la pleurésie diaphragmatique. La face convexe serait-elle moins excitable?

2° Hoquet stomacal.

Quoique nous ayons déjà considéré, comme cause du hoquet, l’irritation de l’orifice cardiaque , d autres affections de cet orifice et de l’estomac en général, doivent être signalées à part. On sait que Charles Bell n’a pour ainsi dire reconnu que le seul hoquet stomacal (5).

(1) Leçons sur le traitement des maladies internes; trad. allem. de Behrend. Leipzig, 1853, p. 18.

(2) Praxeos medic. univers, prœcepta. P. II, vol. Il, p. 29, note 68.

(5) Experiments on ihe structure and fonctions of the tierces, dans les Philos. Transactions, 1821, p. 406.

L’accident peut dépendre d une re'plétion trop rapide ou excessive de l’estomac par des aliments solides ou liquides, ainsi qu’on le constate fréquemment chez les nourrissons, chez les enfants en général et chez les adultes à la fin de repas copieux. L’ingestion d’aliments secs irrite plus particulièrement l’extrémité inférieure de l’œsophage et l’oriflce cardiaque ; il arrive même que ces aliments y restent pour ainsi dire stationnaires jusqu’à ce qu’en buvant un coup on parachève la déglutition. Le hoquet est commun aussi quand on avale vite un liquide spiritueux et quand, le corps étant échauffé, on ingère une glace ou une boisson très-froide.

Haller a déjà signalé le hoquet qui succède à l’abus des vomitifs et à l’ingestion d’aliments grossiers. D’autres ont parlé du ramollissement et des lésions traumatiques de l'estomac. Souvent le hoquet accompagne aussi le vomissement et la gastro-pneumatose.

5° Hoquet sympathique.

Le diaphragme a des connexions nerveuses avec la plupart des viscères abdominaux, avec l’appareil génito-urinaire et avec la peau.

Nous considérons comme sympathique le hoquet qui est signalé comme conséquence des plaies du côlon, des étranglements et de la gangrène de l’intestin ainsi que de l’helminthiase. Nous considérons comme tel celui qui, chez quelques femmes, indique périodiquement l’approche des règles, celui qui chez d’autres se déclare à la suite de leur suppression, puis le hoquet qui s’observe dans le cours de la grossesse, enfin celui de la métrite simple et de la métrite puerpérale.

Lanzoni (i) a connu un juif qui, après chaque coït, était pris d’un hoquet persistant pendant une demi-heure. On signale le meme symptôme parmi les accidents de la cystite, de la pierre vésicale et du passage d’un calcul rénal à travers l’urétère (2).

Chez les enfants à la mamelle le hoquet survient fréquemment quand ils ont froid aux mains ou à la tête; il suffit de réchauffer ces parties pour le faire cesser. C’est bien une action réflexe portée des nerfs sensibles de la peau sur les nerfs moteurs du diaphragme. Chez les enfants plus avancés en âge et chez l’adulte le hoquet succède également parfois au refroidissement des pieds ou de l’épigastre.

(1) Jos. Frank, loc. cit. p. 50, noie 77.

(2) Darwin, Zoonomic. t. IV, i, I, 7.

4° Hoquet central.

Haller le physiologiste fait mention d’un hoquet ayant persiste' pendant quatre ans après la luxation d’une vertèbre cervicale. Il cite aussi la le'sion directe du nerf phre'nique et l’irritation spinale (1) parmi les causes de cet accident.

Les racines des nerfs diaphragmatiques plongent profondément dans la moelle épinière et dans l’encéphale, et peuvent, par conséquent, être excitées par des affections variées des centres nerveux. On cite les lésions de la portion cervicale de la moelle épinière,rencéphalile et la périencéphalite, la commotion, l’hémorrhagie, le ramollissement, les tumeurs du cerveau ainsi que les épanchements ventriculaires et méningés.

5° Hoquet dyshémique.

Le hoquet qui se déclare dans le cours des fièvres typhoïdes et exanthématiques, a sa source ordinaire dans l’état de dépression ou d’épuisement : il est à proprement parler adynamique. Exceptionnellement on l’observe cependant aussi au moment de l’invasion et dans la période d’augment. Dans les fièvres nerveuses il est parfois si remarquable que les anciens médecins avaient décrit une febris singultuosa, comme espèce à part. Comme forme ou masque de la fièvre paludéenne ( intermitlens larvata ), il constitue ce que Mondière a appelé le hoquet intermittent (2).

Le hoquet figure parmi les symptômes de l’intoxication par des substances narcotiques, notamment par la belladone et, suivant Haller, par des substances éméto-cathartiques même injectées dans les veines pour exclure leur action locale sur l’estomac.

Faut-il donner place ici au hoquet arthritique observé par Guilbert (5), ou n’est-il pas plutôt de nature irritative, en ce sens qu’il doit s’expliquer par une localisation de la goutte dans le diaphragme?

6° Hoquet adynamique.

Dans la période de déclin et dans la convalescence de certaines fiè-

(1) Pour le hoquet de l’irritation spinale, voyez Hirsch, Beilraege zur Erkenntniss und Heilung der Spinalneurosen , p. 250.

(2) Revue médicale, 1845, août. Voyez aussi une observation de Larchez dans le Journal des connaissances médico-chirurg., 1841, mai, et Schmidts Jahrbiicher ,

t. XXXV, p. i 79.

(3) Dictionn. des sciences médic.,v ol. 19, p. 116.

vies exanthématiques et du choléra, il se déclare souvent un hoquet très-pénible et fatigant qui, cependant, affecte plutôt le caractère nerveux que le caractère adynamique, c’est-à-dire qu’il est reflet plutôt d’une excitabilité morbide que d’un épuisement véritable des forces.

Autre est le hoquet qui accompagnées divers états d’épuisement rapide de l’économie, par exemple chez les femmes en couche ou en travail, à la suite des douleurs d’enfantement excessives, jointes à des pertes de sang, ou chez d’autres malades à la suite de grandes hémorrhagies ou de pertes d’humeurs quelconques.

Mais le hoquet adynamique, dans le sens rigoureux du mot, se rencontre dans les périodes avancées des fièvres typhoïdes graves , de la pneumonie adynamique, du scorbut, de l’ictère grave et désaffections gangréneuses en général. II persiste dans ces cas jusqu’à l’extinction de la dernière lueur de la vie et porte vulgairement le nom de hoquet de la mort.

7° Hoquet nerveux.

Dans ce quon appelle communément les sanglots de la tristesse, des pleurs, de la colère concentrée et d’autres émotions très-vives, il faut distinguer deux espèces. L’espèce la plus commune est, à proprement parler, un soupir poussé d’une voix entrecoupée; l’autre est un véritable hoquet. Elle se présente le plus aisément chez les enfants, les femmes et les hommes à tempérament nerveux. Chez les memes personnes on l’observe parfois comme un effet d 'imitation instinctive.

Raulin dit qu’un jour une fille qui était à l’Hôtel-Dieu étant prise de hoquet, trois autres jeunes filles hystériques , couchées dans la meme salle,, furent aussitôt prises d’un hoquet violent avec une sorte d’aboiement. Les auteurs rapportent que, en 1737, les religieuses du couvent de Monterey, en Espagne, furent pendant longtemps atteintes d’un hoquet épidémique (1).

Le hoquet se joint aussi aux convulsions, à l’extase et à l’hypochondrie. Il précède parfois les attaques d’épilepsie; d’autres fois il se montre à la suite de ces attaques. Il est très-prononcé dans la rage canine. Enfin, il est particulièrement fréquent, pénible et persistant chez les hystériques, surtout chez celles qui sont gastralgiques, ou se trouvent

(|) Briquet, Traite de l’hystérie , p. 525

soit à lepoque de la puberté soit à l’âge de retour. Le hoquet des hystériques est très-bruyant et très-fatigant, il disparaît constamment pendant le sommeil et se voit très-rarement pendant les attaques convulsives. Il est parfois invincible, surtout à l’époque de la puberté, et peut durer des mois, ou reparaître de loin en loin pendant des années.

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