‹ Symptômes oculaires et orbitaires dans les sinusites sphénoïdalesChapitre 18 sur 22 · OBSERVATION XXII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXII

(Groenbech, Soc. Dan. Oto. Larÿng., 1903.)

Un homme de cinquante ans atteint d’exophtalmie et d'amaurose complète de plusieurs nerfs moteurs de l'œil gauche. Ophtalmoscopie négative, aucun trouble subjectif du côté du nez.

A l'examen dans le côté gauche du nez, des polypes muqueux etune carie partielle du cornet inférieur, on a constaté du pus venant de l’ethmoïde. On nettoie l’ethmoïde et le sinus sphénoïdal. A la suite de cetteintervention l’exophtalmie et la parésie des muscles ont disparu, mais l’amaurose persiste. Il reste encore à

ouvrir une sinusite maxillaire.

He

OBSERVATION XXIIL (Résumée).

-(Gallavardin, Genet et Sargnon, Clinique ophtalmologique, 1913.)

Coryza aigu grippal, inhalation accidentelle prolongée de vapeur de formol, sinusite ethmoïido-sphénoïdale gauche, paralysie très passagère du moteur oculaire externe gauche, paralysie prolongée et totale du moteur oculaire commun gauche, insuccès du traitement spécifique, gué-

rison progressive et complète.

29 avril 1917, coryza aigu grippal, douleur orbitaire intense, écoulement purulent à droite, sensation de tension péri-oculaire bilatérale. Parfois la température monte à 38, longs frissons le soir, pas de nausée, pas de vomissement, pas de maux de tête. | |

Actuellement il mouche sale du côté gauche depuis plusieurs jours, depuis dix jours paralysie totale du moteur oculaire commun. Ptosis, paralysie droit supérieur, droit interne, droit inférieur, paralysie de l’accommodation, pupille dilatée.

La paralysie du moteur oculaire commun a été précédée d’une paralysie transitoire du moteur oculaire externe du même côté, pas de trouble des milieux, fond d’œil normal. Cette paralysie estsurvenue trente-six heures après avoir désinfecté d'une façon prolongée une pièce avec des vapeurs de formol, vapeurs que le malade a supporté pendant une heure et demie et qui lui ont amené une congestion intense du nez et des yeux.

15 mai, sinus maxillaire peu clair, sinus frontaux, légère dou leur à la pression de la région fronto-ethmoïdale gauche surtout

en haut, pas de douleur à la pression de la face antérieure du

sinus frontal, les deux sinus frontaux s’éclairent également bien.

Nez : écoulement nasal bilatéral avec mucopus très net en arrière et à gauche, gros cornet congestif des deux côtés. A. noter que ce malade a eu il y a quatre ans, pendant trois semaines, des névralgies très fortes sous-occipitales, consécutives à un coryza aigu grippal. Il a eu une sinusite à ce moment.

Depuis plusieurs jours le malade a subi sans résultat des piqûres quotidiennes de bi-iodure et pris trois grammes d'iodure

de potassium par jour, Nous pensons à une paralysie compli-

quant la sinusite plutôt qu’à la spécificité ; cependant nous con--

ünuons le traitement intensif par des piqûres, de l’iodure et faisons désinfecter le nez par des inhalations répétées d’alcool -wmentholé.

La radiographie en position latérale montre très nettement l’opacité de la région ethmoïdosphénoïdale gauche.

3 juin 1911. — Le matin des inhalations amènent des flots de pus ; actuellement le malade mouche beaucoup moins. L'examen montre cependant d'une façon très nette du pus et du mucopus nasopharyngé et nasal postérieur. Le traitement spécifique est continué régulièrement,

La paralysie du moteur oculaire commun persiste totale, cependant la paupière gauche est davantage mobile et le malade a des mouvements de l'œil en bas, mouvements probablement dus aux muscles obliques.

On élimine complètement la spécificité pour porter le diagnostic de paralysie du moteur oculaire commun, dû à un ethmoïdosphénoïdique gauche.

Pour faciliter l'écoulement du pus et la guérison possible de la paralysie, nous conseillons l’ablation du cornet moyen qui permettrait une sufveillance plus directe du sinus et faciliterait l'écoulement du pus et en cas de besoin serait le premier temps

d'une intervention par la voie naturelle, sur l’ethmoïde et le sphé-

À me:

“noïde. Le malade préfère attendre et continuer les inhalationse Les trois premiers jours avant son examen, le malade avait un.

température de 37°8, depuis elle n’a pas dépassé 3705,

Le malade depuis le début de l'affection a présenté tous les cinq ousix jours, l'expulsion d’un véritable moule purulent en forme de sablier ; on rencontre encore de temps en temps ce phénomène jusqu’en octobre. Les douleurs dans le vertex et

. locciput, presque continues dans la phase aiguë,sont devenues intermittentes, coïncidant avec l'humidité, le brouillard et le décubitus horizontal.

Actuellement, 1913, cette douleur est encore ressentie de tempsentemps. à

Voici quelle a été la marche de la paralysie oculaire :

Elle a été accompagnée au début de phénomènes paresthésiques non encore disparus au niveau de la peau du sillon nasogénien, depuis la paupière jusqu’à la commissure buccale.

En juin 1911, on constate des mouvements du releveur.

En juillet l’'accommodation revient, le malade peut lire.

En octobre il quitte ses verres.

Le malade a consulté le professeur de Lapersonne qui comme nous a conclu à une paralysie certainement périphérique à cause des phénomènes de paresthésie cutanée etune origine sinusienne.

Depuis l’amélioration est progressive et continue.

Actuellement les pupilles réagissent à la lumière et à l’accommodation.

La diplopie persiste seulement pour les mouvements extrêmes

en haut et en dehors.

Grombeck, Mon. S. F. Ohren., 1904, rapporte un cas de parésie du droit interne et du petit oblique. L'examen du sinus sphénoïdal détermina un écou-

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lement de liquide séro-sanguinolent, re symptôme disparut après l'évacuation.

Nous n'avons trouvé que des observations peu probantes de paralysie transitoire du nerf pathétique.

B. — Paralysie du nerf moteur oculaire externe

Des observations de paralysie du moteur oculaire externe, la plus probante est toujours celle de Panas (1890).

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