OBSERVATION XXIV
Malade âgé de 25 ans, rien dans ses antécédents, pas de syphilis, présente tous les signes de paralysie du droit externe droit, l'œil est en strabisme interne et ne peut être ramené par l'effort du malade qu'au niveau de la ligne médiale de l’orbite. La paralysie est donc totale. Elle pourrait être jugée incomplète si la pupille dépassait la ligne médiane, car le système des obliques qui est abducteur ne parvient pas à lui faire dépasser cette limite. Si l'œil ne pouvait se mouvoir jusqu’à la ligne médiane, c'est qu'il ' aurait rétraction du droit interne antagoniste.
La maladie ne date que de trois semaines. Elle a été précédée de symptômes particuliers. La malade a eu, il y a deux mois, une éruption de zona thoracique du côté gauche.
Depuis, il a eu des crises de céphalalgie très intenses qui tendaient à se localiser à la partie droite et postérieure de la tête. Enfin, il présente une anesthésie de la face limitée à la partie droite, Elle se trouve sur les parties innervées par le trijumeau,
de ce côté l'anesthésie 2 débuté par la moitié droite de la lèvre
inférieure, les gencives et les dents de ce côté ; le malade croit briser en deux le verre qu’il porte à sa bouche. La partie supérieure de la face est moins atteinte : le front et la paupière supérieure sentent légèrement. |
Enfin la moitié droite du voile du palais et de la langue est anesthésiée. Le pharynx a conservé sa sensibilité.
Les trois branches du trijumeau sont atteintes à des degrés divers : la sensibilité est abolie, au point de vue du tact, de la douleur, de la chaleur et du froid.
Signalons enfin l’anosmie complète de la narine droite seule puis de la surdité de l’oreille gauche. Les autres nerfs craniens sont intacts. La troisième paire possède toutes ses fonctions irienne et accomodative.
Nous sommes donc en présence de lésions localisées, indépendantes des noyaux centraux ainsi que le prouve la non-participation des branches de l’oculo-moteur commun. La coexistence de la paralysie de la sixième paire avec l’anesthésie de la cinquième nous ramène nécessairement à admettre que la lésion doit se trouver sur les côtés de la selle turcique, vers le somme du rocher. d
Le malade est atteint d’ozène depuis des années. Il en a tous les signes, embarras de la respiration nasale, croûtes sanguinolentes, odeur fétide caractéristique.
En résumé, l'origine des accidents résulte d’une phlegmasie infectieuse de la base propagation.
La porte d’entréeest constituée par ses fosses nasales et particnlièrement le sinus sphénoïdal droit dont la topographie, jointe à la minceur de ses parois osseuses, suffit à expliquer le
siège de la lésion.
| Depuis cette époque la para an mütoss ss + externe n’a été citée que par Mahu, in th. Stan-
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culéanu, par Richter, Monat. f. Ohrenh. 1903, Halt, Monats. f. Ohrenk. 100 My Laryngos- ss ; agile be TA M ne ES AE en à 4 :
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