‹ Symptômes oculaires et orbitaires dans les sinusites sphénoïdalesChapitre 7 sur 22 · NOTIONS D'ANATOMIE · texte numérisé non relu

NOTIONS D'ANATOMIE

Le sinus sphénoïdal logé dans le corps du sphénoïde dont il reproduit intérieurement la configuration, est la plus profonde des cavités accessoires des fosses nasales, sa situation explique la difficulté du diagnostic de ses lésions.

Tantôt les parois sont très épaisses et le sinus est tout petit, tantôt elles sont minces, le sinus anormalement agrandi se prolonge dans les ailes du sphénoïde et dans l’occipital. Normalement il est divisé en deux par une cloison verticale.

Des rapports des lésions du sphénoïde découle ia symptomatologie de ces complications.

La paroi supérieure présente deux étages ; l’antérieure sur laquelle repose le chiasma des nerfs optiques, la postérieure répond à la selle turcique, c'est-à-dire au corps pituitaire sur sa partie médiane.

La paroi supérieure est en rapport en avant avec les dernières cellules ethmoïdales dont elle est séparée par une mince cloison ; on a rarement noté des communications directes avec ces cavités.

Zukerkland a appelé cet ensemble cellule ethmoï-

dosphénoïdale ; les déhiscenses et les anomalies fréquentes de cette région sur lesquelles a longuement insisté Onodi, permettent difficilement de séparer au point de vue pathologique l’ethmoïde postérieur du sphénoïde.

La partie antéro-inférieure décrite par Bertemes sous le nom de surface rhinopharyngienne est la paroi chirurgicale. A la partie inférieure ou

nasale se trouve l’ostium sphénoïdal qui est situé à la partie supérieure du sinus et qui rend par con-

séquent l’écoulement du pus difficile. Cet orifice a la forme d’une fente comparée par Sieur et Jacob à un méat urétral.

La paroi externe peut être pour la commodité de la description divisée en deux parties : portion cranienne, portion orbitaire.

Portion cranienne. — Le sphénoïde répond en cet endroit à l’espace compris entre les bords latéraux de la selle turcique en haut, en bas à l'insertion des grandes ailes... On observe en allant de haut en bas :

1° Le sinus caverneux logé dans un dédoublement de la dure-mère et qui s'étend du trou déchiré antérieur-à la fente sphénoïdale. Son extrémité postérieure continue avec le sinus pétreux et occipital transverse, son extrémité antérieure s’2bouche avec les veines ophtalmiques et les vaisseaux venant de la fente sphénomaxillaire, formant ainsi une dérivation entre la circulation intracranienne et orbitonasale. Vertical dans sa partie postérieure, hori-

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zontal dans sa partie moyenne le sinus caverneux s'incline en avant vers la fente sphénoïdale. Il est traversé par la carotide interne sur le côté externe de laquelle se trouve le moteur oculaire externe.

Dans sa paroi externe cheminent de haut en bas le moteur occulaire commun, le pathétique et l’ophtalmique.

Le sinus caverneux n’est séparé du nerf optique que par la partie interne et échancrée des petites ailes du sphénoïde.

A la partie inférieure chemine dans une goutlière dirigée d’arrière en avant, le maxillaire supérieur pour aboutir dans l'orbite par le trou grand rond, plus en arrière, se trouve le trou ovale contenant le maxillaire inférieur.

Cette description sommaire montre assez l’importance pathologique de cette région, mais la fragilité du squelette de sa paroi externe joue aussi un rôle prépondérant, Zurkerkland ayant signalé de nombreuses déhiscenses, Sieur et Jacob de nombreux pertuis vasculaires.

Portion orbitaire. — Le plus souvent, dit Bertemes le sinus sphénoïdal contribue à former en arrière la partie postérieure de l'orbite sur une étendue de 10 millimètres, il est en rapport:

4° Avec le canal optique qui côtoie obliquement la cavité sphénoïdale de dedans en dehors, de haut en bas sur une longueur de 8 à 9 millimètres. Quelquefois les canaux optiques font une saillie dans l'intérieur du sinus sphénoïdal et dans les déhiscenses de

la paroi fréquentes surtout chez le vieillard (Zurkerkland, Holmes, Onodi) ; il a été trouvé en contact avec la muqueuse.

Le canal optique peut être en rapport des deux côtés avec les cellules ethmoïdales postérieures, selon que le sphénoïde est plus ou moins développé ses rapports sont plus ou moins étendus avec la partie postéro-interne de l'orbite.

2° La fente sphénoïdale sur les bords de laquelle s'insère le tendon de Zinn immédiatement en dessus du canal optique qui forme avec l'expansion aponévrotique du droit externe l’anneau de Zinn où passent les organes ayant les plus importants rapports avéc le sinus sphénoïdal.

Par la partie la plus interne passe généralement le moteur oculaire commun divisé en deux rameaux entre lesquels chemine le moteur oculaire externe. Le nasal et la veine ohptalmique se trouvent en général sur le côté externe du nerf.

On conçoit par ces rapports les conséquences pathologiques que peut avoir dans cette région une infection partie ‘du sinus sphénoïdal,

3° Au-dessous de la fente sphéncïdale, les grands sinus sphénoïdaux peuvent être en rapport avec la paroi postérieure de la fosse otérigomaxillaire que traverse le maxillaire supérieur sortant du trou grand rond. En dedans avec le nerf vidien sur les rapports duquel a longuement insisté V. Sauer.. le ‘nerf de Bock dans le conduit ptérigopalatin, le nerf palatin postérieur, dans le canal palatin postérieur.

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La paroi externe est excessivement mince, on y constate de petites lacunes surtout chez le vieillard, les déhiscences sont rares, Gallemaerts qui les a recherchées sur plus de 300 crânes ne les a trouvées que deux fois.

Muqueuse du sinus sphénoïdal

La muqueuse du sinus sphénoïdal est un prolongement de la pituitaire, elle est en rapport par de fins pertuis vasculaires avec le sinus caverneux et la fente sphénoïdale, La propagation de l'infection par cette voie est donc extrêmement facile.

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