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PATRIMOINE CORPORATIF

Pour les associations comme pour les familles, il n*y a pas de stabilité sans ressources tenues en réserve pour l'avenir; chaque mois, les membres de la corporation ont à verser une cotisation dont la valeur est différente pour les ouvriers et les patrons.

Le montant de cette cotisation est fixé par' les statuts à 25 centimes, par mois, pour les ouvriers ; elle est de 10 francs au moins, par an, pour les patrons. Cette cotisation est réduite à 6 francs pour les petits patrons

n'occupant pas plus de 3 ou 4 ouvriers ; elle peut être supérieure pour les chefs d'établissements plus considérables. A rentrée dans la corporation, on doit payer un droit d'inscription de 50 centimes.

C'est le premier fonds du patrimoine corporatif, fortune commune et inaliénable de tous les membres de l'association. Grossie par des dons généreux et des legs provenant des patrons et de la sympathie de personnes étrangères à l'industrie, mais dévouées à la classe ouvrière, alimentée par les ressources d'institutions coopératives ou autres, cette caisse est destinée à faire face aux frais divers d'administration et surtout à assurer l'extension et le fonctionnement des œuvres de prévoyance et d'assurance qui doivent être successivement fondées dans la corporation.

Il existe plusieurs institutions d'assurances.

C'est d'abord une société corporative de secours mutuels. Cette société, fondée à la date du 15 mars 1888, reçoit les membres valides de la corporation n'ayant pas moins de seize ans, ni plus de trente-cinq ans.

Le montant de la cotisation est fixé à fr. 20 par semaine ; l'indemnité assurée en cas de maladie est de 1 franc par jour durant trois mois, et de fr. 50 durant trois autres mois.

Une société de médecins choisis et de pharmaciens, constituée sous le titre de Société de Saint-Côme, prend la charge du service médical et du service pharmaceutique.

En cas de décès, une indemnité qui ne saurait être inférieure à 20 francs est versée à la famille. Des sœurs

LE SYNDICAT BHXTE 465

visitent à domicile les sociétaires, en cas de maladie grave ou prolongée.

Les secours ainsi assurés se complètent et se prolongent indéfiniment par la caisse dite (Tassislance.

CAISSE d'assistance

Pour les sociétaires que l'infirmité ou l'âge empêche d'être admis dans la société de secours mutuels, et pour ceux qui, ayant été reçus dans cette société, en auraient épuisé tous les secours réglementaires, il existe une institution dite caisse d'assistance, soutenue à la fois par des subsides reçus de la corporation et par une cotisation hebdomadaire de fr. 10 versée par les adhérents.

Grâce à des subventions provenant tant de la corporation que de souscriptions à solliciter de ses bienfaiteurs et protecteurs, l'importance des secours en cas de maladie est ainsi réglée :

1° Il sera donné à tout cotisant une indemnité de travail comptée à raison de 1 franc par jour, durant trois mois, les dimanches seuls exceptés.

2° Durant trois autres mois, l'indemnité journalière sera réduite à 50 centimes.

3<» Au delà, si la maladie et l'incapacité de travail se prolongent, le sociétaire sera considéré comme en état chronique d'infirmité, et pourra recevoir indéfiniment, sur mandat à renouveler de trois mois en trois mois, après avis conforme du bureau, une indemnité mensuelle de 1 franc, augmentée d'autant de fois 25 centimes qu'il aura passé d'années, en état de validité, comme membre cotisant, dans la société de secours mutuels ou dans la caisse d'assistance.

De plus, les adhérents à la caisse d'assistance peuvent, sur la présentation de leur livret de participants, obtenir

les soins médicaux et les médicaments à taux réduit, chez les médecins et les pharmaciens de la Société corporative de secours mutuels,

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