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Le traitement de l’entéro-colite muco-membraneuse fait partie de la prophylaxie de la cholélithiase et de l’appendicite. À part l'entéroclyse avec la douche d'Esmarch, la belladone et l'opium contre la douleur et quelques autres indications thérapeutiques spéciales à cette affection intestinale, le traitement général de l’entéro-colite se confond avec le traitement général du neuro-arthritisme.
Cette diathèse semble prédisposer l'organisme non seulement à l'entéro-colite, mais à la cholélithiase et même à l’appendicite. L’appendicite est rare à la campagne ; elle est au contraire beaucoup plus fréquente dans les villes, de même que dans les villes sont beaucoup plus nombreux les neuro-arthritiques, les gens à profession sédentaire, à travail intellectuel intense. Là aussi, les préoccupations de la vie sont plus pressantes, et plus développé le régime alimentaire carné, Toutes ces conditions sont particulièrement favorisantes auési de la cholélithiase et de l’entérocolite qui font partie du groupe morbide du neuro-arthritisme.
Donc, par-dessus tout, c’est le régime anti-arthritique qui constituera le moyen préventif le plus éloigné mais aussi le plus logique de l'appendicite et de la cholélithiase. Régime alimentaire d'où seront exclus la charcuterie, le gibier, les viandes avancées, les crustacés. Pas de tabac, ni d'alcool ; seulement aux repas du vin blanc avec de l’eau d'Évian additionnée de benzoate de lithine. Genre de vie :’ vie au grand air, pas de sédentarité, exercices physiques. Tous les matins lotion froide suivie de friction sèche et de massage de tout le corps. L'hydrothérapie chaude sera préférable à l'hydrothérapie froide dans certains cas con-
ee D = tre le nervosisme. — Le traitement médicamenteux beaucoup moins important que le traitement par les moyens physiques ne passera qu'en seconde ligne et ne sera institué qu'en présence de manifestations arthritiques plus accusées.
On n'oubliera pas que la suralimentation dans la tuberculose, comme la suralimentation qu'entraîne l'appétit du sujet pendant la convalescence de certaines maladies, de la dothiénentérie entre autres, est loin d’être complètement étrangère à l'apparition de la hthiase biliaire et de l’appendicite, comme le prouvent les observations de
Dufourt (de Vichy) déjà signalées (ch. I.
Il. — Thérapeutique.
C’est ici que s'affirme l'importance du diagnostic différentiel et qu'il faut, comme le dit Dieulafoy, ne pas méconnaître l’appendicite pour se cantonner sur le terrain de la cholécystite et perdre ainsi un temps précieux. Si la cholécystite, en effet, dans la plupart des cas permet la temporisation, l’'appendicite souvent expose aux plus graves complications, à la péritonite, à la perforation. De façon réciproque, le diagnostic bien établi empêchera qu’en présence d’une cholécystite avec péritonite sous-hépatique et syndrome appendiculaire on ne s'empresse de faire une laparotomie inutile, d'opérer une appendicite qui n'existe pas.
En présence d’une cholécystite aiguë suppurée et d'une appendicite aiguë suppurée l'intervention s'impose : évacuation du pus et drainage du foyer de suppuration.