‹ Syndrome de Mikulicz et Syphilis: Contribution à l'étude des déterminations de la Syphilis sur les glandesChapitre 15 sur 41 · ÉVOLUTION · texte numérisé non relu

ÉVOLUTION

L'étude de certains cas montre que l’évolution du syndrôme de Mikuliez est loin d’être univoque.

Tout d’abord, l'affection peut débuter par les glandes salivaires, au lieu de débuter par les glandes lacrymales.

Tietze cite le cas d’un malade chez lequel une tuméfaction bilatérale de la région sous-maxillaire précéda de quatre années l’hypertrophie des glandes lacrymales ; même début chez les malades de Cuttler, de Jong, ete.

Il est certain que la chronicité de l’affection est le plus souvent de règle. Cependant, nous verrons dans la suite que plusieurs auteurs ne sont pas du même avis et prétendent à juste titre, croyons-nous, qu'il peut y avoir des cas de syndrôme de Mikuliez à début rapide, s’installant après une poussée inflammatoire el avec fièvre.

Dans un cas dont nous rapportons l'observation, l’évolution chronique à été entrecoupée de poussées

aiguës, et certains auteurs ont rapporté, ceci nous intéresse tout particulièrement, au cours de la syphilis, des tuméfactions aiguës.

De plus, le Professeur Panas, consulté par Debierre sur un malade atteint de tuméfaction des glandes lacrymales seulement, rapprocha le cas de la maladie de Mikuliez, estimant que cette concordance des altérations de la glande parotidienne et des glandes lacrymales comme une simple coïncidence. Nous croyons, ainsi que Berthon, que cette hypothèse est des plus vraisemblables.

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