‹ Syndrome de Mikulicz et Syphilis: Contribution à l'étude des déterminations de la Syphilis sur les glandesChapitre 40 sur 41 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

Nous ne dirons rien de particulier ici sur le traitement du syndrôme de Mikuliez d'origine syphilitique.

Cette détermination par elle-même est justiciable des règles générales de la thérapeutique de localisation viscérale de la syphilis.

La plupart des cas que nous rapportons ont été traités par la médication iodo-mercurielle, qui s’est montrée très efficace.

L'iodure seul à pu assurer la guérison, ainsi qu’en témoignent quelques observations.

Nous rappelons le cas de notre malade, chez laquelle une débilité rénale, révélée par l'épreuve thérapeutique, a mis obstacle à tout autre traitement qu’à la thérapeutique ido-hydrargyrique par voie digestive.

Mentionnons aussi que, si les résultats de la cure sont parfois rapides, il n'en est pas toujours ainsi, que la régression des hypertrophies glandulaires peut être lente et ne devenir manifeste qu'après un traitement assez prolongé. Ce fait est bien connu en fait de thérapeutique d'accidents syphilitiques viscéraux.

Notre maître, M. Favre, insiste beaucoup sur ces faits : il est des lésions viscérales indubitablement spécifiques, qui ne se modifient que lentement et nécessitent une thérapeutique prolongée.

Il ne faudra donc pas rejeter l'hypothèse de syphilis et abandonner le {raitement, sous prétexte qu'une thérapeutique d’épreuve, toujours courte comme on les pratique d'ordinaire, se sera montrée inefficace.

Nous croyons que, dans le traitement du syndrôme de Mikuliez, les associations thérapeutiques sont d’une grande utilité. Nous conseillerons volontiers l'usage simultané ou successif du mercure, de l’iodure, de l’arsénobenzol.

Dans un cas de MM. de Massary et Tockmann, cette règle thérapeutique fut suivie et donna un résultat aussi rapide que net.

Lors done que la syphilis est en cause, c’est à ces médications que l’on aura recours, sans s’attarder à la radiothérapie (Rauzi, Van Duyse, Pfeiffer), aux opothérapies glandulaires (Dalché et Berthon), qui ne pourraient trouver place dans la cure des malades qu'à titre d’adjuvants.

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